Séoul annonce des sanctions unilatérales contre la Corée du Nord

La Corée du Sud a annoncé lundi une nouvelle volée de sanctions unilatérales contre Pyongyang, à la veille de l'arrivée sur son sol du président américain Donald Trump dans le cadre d'une tournée asiatique dominée par les ambitions nucléaires nord-coréennes.

Dix-huit banquiers nord-coréens établis en Chine, en Russie et en Libye, soupçonnés d'avoir partie liée avec les programmes d'armements nord-coréens, ont fait leur entrée sur une liste noire, selon un communiqué publié sur le site du gouvernement sud-coréen.

«Ces individus ont travaillé à l'étranger, ils représentaient les banques nord-coréennes et étaient mêlés aux financements nécessaires au développement d'armes de destruction massive», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ces 18 personnalités font déjà l'objet de sanctions américaines. L'annonce survient à la veille de l'arrivée en Corée du Sud du chef de la Maison-Blanche qui a accusé le président sud-coréen Moon Jae-In de se montrer conciliant envers le Nord.

Il s'agit des premières mesures unilatérales sud-coréennes depuis l'arrivée au pouvoir en mai de M. Moon, qui déclarait vouloir une solution pacifique à la crise et s'était dit disposé à se rendre à Pyongyang «si les circonstances s'y prêtaient».

Ces nouvelles sanctions signifient que les Sud-Coréens comme les entités sud-coréennes ne pourront pas entretenir de relations commerciales avec les personnes inscrites sur la liste.

Elles sont largement symboliques, compte tenu de l'inexistence des liens économiques entre les deux Corées mais elles ne devraient pas manquer de susciter l'ire de Pyongyang.

Pyongyang a essuyé un huitième train de sanctions de l'ONU après son sixième essai nucléaire en septembre. La Corée du Nord a également testé plusieurs missiles susceptibles en apparence d'atteindre une bonne partie du sol américain.

EN 2016, Séoul avait fermé unilatéralement le  complexe industriel de Kaesong, ultime projet de coopération intercoréenne, expliquant que les devises récupérées étaient détournées pour financer les programmes militaires du Nord.

En 2010, Séoul avait déjà interdit quasiment toute relation commerciale avec la Corée du Nord après l'avoir accusée du torpillage d'une corvette sud-coréenne.

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