Israël tue deux Palestiniens accusés du meurtre de trois jeunes Israéliens

Des soldats israéliens prennent position lors de heurts... (PHOTO AMMAR AWAD, REUTERS)

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Des soldats israéliens prennent position lors de heurts avec des manifestants palestiniens dénonçant la mort de Marwan Qawasmeh et Amer Abou Eisheh, tués par Tsahal, à Hébron, en Cisjordanie, le 23 septembre.

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Offensive israélienne à Gaza

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Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Samih SHAHIN
Agence France-Presse
HÉBRON, Cisjordanie

L'armée israélienne a tué mardi les deux Palestiniens accusés d'avoir assassiné en juin trois jeunes Israéliens en Cisjordanie occupée, au moment où négociateurs israéliens et palestiniens devaient se retrouver au Caire pour consolider la trêve à Gaza.

L'assassinat de ces trois Israéliens, portés disparus le 12 juin et dont les corps avaient été découverts le 30 juin, avait ouvert un cycle de violence qui a culminé avec le lancement le 8 juillet d'une offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza. Ce conflit qui a duré 50 jours a fait près de 2200 morts côté palestinien, en grande majorité des civils, et 73 côté israélien, quasiment tous des soldats.

Marwan Qawasmeh, 29 ans, et Amer Abou Eisheh, 32 ans, ont été tués au cours d'un assaut sur la maison où ils se trouvaient à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.

Leur mort ainsi que l'arrestation de trois autres membres de la famille Qawasmeh, très influente à Hébron, font redouter de nouvelles violences dans cette ville où s'affrontent régulièrement Palestiniens d'un côté et colons et soldats israéliens de l'autre.

La tension est en effet déjà élevée en temps normal à Hébron, où vivent 200 000 Palestiniens et quelque 700 colons juifs.

Après la disparition des trois jeunes Israéliens, une vaste campagne d'arrestations avait été lancée en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, aboutissant à l'incarcération de quelque 2000 Palestiniens en trois mois.

Israël a accusé le Hamas d'être derrière les enlèvements, arrêtant environ 300 de ses membres en Cisjordanie. Le mouvement islamiste a démenti toute implication tout en saluant ces rapts.

L'armée a réaffirmé mardi que M. Qawasmeh appartenait au Hamas. En juillet, un autre membre de sa famille, Hussan, avait été arrêté et présenté comme celui ayant «orchestré» l'enlèvement des trois Israéliens.

Marwan Qawasmeh... (PHOTO ARCHIVES REUTERS) - image 2.0

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Marwan Qawasmeh

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Amer Abou Eisheh

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«On s'est occupé d'eux»

L'assaut de mardi à Hébron a dégénéré en échange de tirs intenses entre soldats et agents du renseignement israéliens d'un côté et les Palestiniens retranchés dans une maison de l'autre.

Aussitôt après ces affrontements, des dizaines de jeunes Palestiniens ont lancé des pierres vers les soldats, ont indiqué des témoins.

Les heurts, sporadiques, ont connu un moment de répit à la mi-journée lors des funérailles des deux hommes. Quelque 3000 personnes y ont participé au milieu des slogans de la foule et de drapeaux, notamment du Hamas, a constaté un correspondant de l'AFP.

La plupart des magasins n'ont pas ouvert, suivant le traditionnel mot d'ordre de grève générale lancé après chaque décès d'un Palestinien tué par l'armée.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a salué la mort des deux Palestiniens, estimant qu'«on s'était occupé d'eux» comme il l'avait promis après les enlèvements.

«Je ne suis pas si désolée que ça de ne pas avoir à voir leur visage riant au tribunal», a réagi Rachel Frenkel, la mère de Naftali, 16 ans, un des trois Israéliens assassinés.

Au Caire, où doivent reprendre les discussions indirectes pour consolider le cessez-le-feu proclamé il y a un mois à Gaza, les négociateurs palestiniens ont un temps fait peser la menace de ne pas retourner à la table des négociations après l'assaut israélien à Hébron.

Ezzat Al-Rishq, un haut responsable du Hamas, a indiqué à l'AFP que la délégation palestinienne, en route pour le siège des services de renseignements égyptiens, avait fait demi-tour en apprenant la mort des deux Palestiniens. «Les discussions ont été retardées de deux heures», a précisé M. Rishq, qui a dénoncé des «assassinats».

Rebdez-vous fin octobre

Les négociateurs palestiniens et Israéliens présents au Caire sont tombés d'accord mardi pour poursuivre fin octobre leurs discussions indirectes pour une trêve durable dans la bande de Gaza, a annoncé un responsable du Hamas.

Le 26 août, Israéliens et Palestiniens étaient parvenus à un cessez-le-feu mettant fin à leur troisième guerre en six ans dans la bande de Gaza. Ils avaient convenu de renvoyer à un mois les négociations sur les questions de fond.

Le nouveau report, annoncé mardi après une première séance de négociations organisée sous l'égide de l'Égypte, était prévisible en raison des fêtes religieuses musulmanes et juives qui auront lieu dans les jours à venir.

«Nous avons fini les négociations indirectes (...), il a été décidé qu'elles reprendraient la dernière semaine d'octobre», a annoncé sur son compte Facebook un haut responsable du mouvement islamiste Hamas qui fait partie de la délégation palestinienne, Ezzat al-Rishq.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a pour sa part précisé que les négociations indirectes reprendraient au Caire au cours de la seconde moitié du mois d'octobre.

Au cours des discussions de mardi, «les deux côtés ont convenu de respecter la trêve et présenté leurs suggestions à propos des pourparlers concernant les questions en suspens», a indiqué le ministère dans un communiqué.

Les négociateurs israéliens ont quitté la capitale égyptienne après les discussions mardi, selon des sources à l'aéroport du Caire.

Les représentants du mouvement Fatah du président Mahmoud Abbas et du Hamas, qui forment la délégation palestinienne, vont cependant rester au Caire pour engager des discussions au sujet de leurs dissensions internes.




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