Merkel dénonce «l'antisémitisme» chez certains réfugiés arabes

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Ces propos de la chancelière allemande ont été tenus alors qu'une attaque antisémite présumée mardi à Berlin a suscité une vive émotion en Allemagne.

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Agence France-Presse
Jérusalem

La chancelière allemande Angela Merkel a dénoncé dans une entrevue à une télévision israélienne diffusée dimanche l'émergence d'une «autre forme d'antisémitisme» parmi des réfugiés d'origine arabe en Allemagne.

«Nous avons un nouveau phénomène, dans la mesure où nous avons de nombreux réfugiés parmi lesquels il y a, par exemple, des gens d'origine arabe qui amènent une autre forme d'antisémitisme dans le pays», a affirmé la chancelière à la chaîne privée «10».

Ces propos ont été tenus alors qu'une attaque antisémite présumée mardi à Berlin a suscité une vive émotion en Allemagne.

Selon le quotidien Bild, l'agresseur présumé principal qui s'est livré à la police est un réfugié syrien ayant vécu dans un centre pour migrants près de Berlin.

Lors de son entrevue, Mme Merkel a rappelé que le gouvernement allemand avait nommé un commissaire chargé de lutter contre l'antisémitisme. «Le fait qu'aucune crèche, aucune école, aucune synagogue ne peut être laissée sans protection policière nous consterne», a-t-elle dit.

La chancelière allemande a par ailleurs réaffirmé «que la sécurité d'Israël faisait partie de la raison d'État de l'Allemagne», en raison de la «responsabilité éternelle» de son pays au sujet de la Shoah.

Elle a toutefois rejeté la possibilité que l'Allemagne suive l'exemple des États-Unis et transfère son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, comme l'a annoncé le président américain Donald Trump : «Nous devons oeuvrer pour une solution à deux États et en fonction de cela, le statut de Jérusalem doit être clarifié».

La décision américaine a provoqué la colère des Palestiniens qui veulent faire de Jérusalem-est annexée par Israël la capitale de l'État auquel ils aspirent.

La chancelière s'est aussi redite favorable au maintien de l'accord sur le nucléaire iranien conclu entre Téhéran et les grandes puissances. «Nous pensons qu'il est préférable d'avoir un accord, même s'il n'est pas parfait, que pas d'accord», a-t-elle souligné.

Signé en 2015 entre Téhéran et le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), l'accord est jugé trop laxiste par les dirigeants israéliens et Donald Trump. Ce dernier menace de rétablir les sanctions contre l'Iran et de se retirer du texte si les signataires européens ne le durcissent pas avant le 12 mai.




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