Tour Eiffel: l'homme arrêté avec un couteau voulait attaquer un militaire

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Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats djihadistes qui a fait au total 239 morts, les derniers visant tout particulièrement les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques.

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Sophie DEVILLER
Agence France-Presse
Paris

Le jeune homme arrêté samedi à Paris en possession d'un couteau au pied de la Tour Eiffel voulait selon ses dires «commettre un attentat contre un militaire, alors que les forces de l'ordre françaises sont régulièrement prises pour cibles par les djihadistes.

Le suspect, un Français de 18 ans né en Mauritanie ayant des troubles psychiatriques, a forcé peu avant minuit un des contrôles de sécurité du célèbre monument parisien et a sorti un couteau en criant «Allah Akbar» («Dieu est le plus grand»).

Des militaires en patrouille lui ont ordonné de poser son couteau à terre. Le jeune, hospitalisé dans un service psychiatrique depuis plusieurs mois mais en permission de sortie, s'est exécuté sans opposer de résistance et a été immédiatement interpellé.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes» et «tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique».

Dans un premier temps, le parquet n'avait pas retenu la piste terroriste.

Mais le jeune homme a confié aux enquêteurs qu'il voulait attaquer un soldat et qu'«il était en lien avec un membre du groupe djihadiste État islamique (EI)  qui l'aurait encouragé à passer à l'acte», selon une source proche de l'enquête.

Le jeune homme avait été condamné fin 2016 à quatre mois de prison assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans pour apologie du terrorisme et menaces de mort.

Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats djihadistes qui a fait au total 239 morts, les derniers visant tout particulièrement les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques.

«Gens fragiles psychologiquement»

Un policier a été tué par un djihadiste sur les Champs Elysées le 20 avril et une patrouille de trois policiers agressée au marteau sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris par un doctorant algérien de 40 ans le 6 juin.

Le 20 juin, un homme se tuait en percutant un fourgon de gendarmerie mobile sur les Champs Elysées avec son véhicule contenant deux bouteilles de gaz, dans un attentat raté qui n'a pas fait de blessé.

D'autres attaques ont visé ces derniers mois des militaires, sans les tuer, au musée du Louvre et à l'aéroport d'Orly.

«La menace terroriste reste très élevée (...) nos services ont déjoué sept tentatives d'attentats depuis le début de l'année», a relevé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans un entretien dimanche à la presse dominicale.

Parmi les «menaces» pesant sur la France, le ministre évoque «des individus qui pourraient être téléguidés depuis l'étranger, notamment par Al-Qaïda», ou encore «des personnes sans lien direct avec la Syrie, mais soumises à une propagande qui reste malheureusement très active», «des gens fragiles psychologiquement, qui peuvent passer subitement à l'acte».

Après l'incident de samedi soir,  survenu alors que le monument a arboré samedi soir les couleurs du PSG pour «saluer l'arrivée» de la star brésilienne Neymar, «les forces de police présentes sur place ont procédé à une vérification complète du site et ont demandé son évacuation vers 00h30», soit un quart d'heure avant l'heure habituelle, a indiqué la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE).

Dimanche matin, le monument a rouvert ses portes «normalement» à 09h00.




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