Sanctions: Moscou dénonce une politique «dangereuse» de Washington

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Cette promulgation présidentielle de la part de Donald Trump contre la Russie «ne change rien» pour Moscou, a assuré le porte-parole du Kremlin.

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Agence France-Presse
Moscou

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé mercredi une politique «dangereuse» et «à courte vue» de Washington, après la promulgation par le président américain Donald Trump de nouvelles sanctions contre la Russie.

«C'est une ligne politique à courte vue et même dangereuse qui risque de miner la stabilité (dans le monde, NDLR) dont Moscou et Washington sont particulièrement responsables», a déclaré le ministère dans un communiqué, ajoutant que la Russie se réservait le droit de répondre à ces «actes hostiles». Cette promulgation «ne change rien» pour Moscou, a assuré mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

«De facto, cela ne change rien», a-t-il déclaré, cité par les agences de presse russes, en rappelant que la Russie «avait déjà pris des mesures de rétorsion».

Pour sa part, le premier ministre russe Dmitri Medvedev a déploré la «fin des espoirs russes pour une amélioration des relations avec la nouvelle administration américaine», dans un message publié sur sa page Facebook.

Il a également accusé Washington d'avoir déclaré «une vraie guerre commerciale à la Russie» par ces sanctions «sans aucun sens», en fustigeant l'«hystérie antirusse» qui est devenue selon lui «une partie de la politique non seulement extérieure, mais aussi intérieure des États-Unis».

M. Medvedev a toutefois assuré que la Russie pourra «surmonter» cette épreuve.

Les sanctions de Washington, qui frappent notamment le secteur énergétique russe, visent à punir Moscou après les accusations d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine, ainsi que pour l'annexion de la Crimée et son attitude en Ukraine.

Elles ont été critiquées en particulier dans l'Union européenne, qui craint pour son approvisionnement en gaz et dénonce une action unilatérale.

Le texte sanctionne aussi l'Iran et la Corée du Nord.

La Russie n'avait cependant pas attendu la signature de Donald Trump.

Dès vendredi, Moscou a annoncé une prochaine réduction drastique de la présence diplomatique américaine sur son territoire: Washington devra ainsi réduire à partir du 1er septembre de 755 personnes les effectifs du personnel de son ambassade et de ses consulats pour les ramener à 455, soit au niveau des effectifs des représentations russes aux États-Unis.

La Russie a également suspendu à partir du 1er août l'utilisation par l'ambassade des États-Unis d'une résidence en périphérie de la capitale russe et d'un entrepôt.




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