Les parents de Charlie Gard abandonnent leur bataille judiciaire

Charlie Gard, 11 mois, est atteint d'une maladie génétique rare... (PHOTO CHRIS J RATCLIFFE, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Charlie Gard, 11 mois, est atteint d'une maladie génétique rare qui affecte les cellules responsables de la production d'énergie et de la respiration.

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Clement BOUTIN
Agence France-Presse
LONDRES

Les parents du petit Charlie Gard ont annoncé lundi à la Haute Cour de Londres qu'ils renonçaient à leur procédure judiciaire pour le maintenir en vie.

Connie Yates et Chris Gard posent devant l'hôpital... (PHOTO Tolga AKMEN, AGENCE FRANCE-PRESSE) - image 1.0

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Connie Yates et Chris Gard posent devant l'hôpital pour enfants Great Ormond Street avec une pétition appuyant leur bataille judiciaire, le 9 juillet.

PHOTO Tolga AKMEN, AGENCE FRANCE-PRESSE

« Malheureusement, il est trop tard », a déclaré leur avocat Grant Armstrong à la reprise de l'audience lundi en début d'après-midi, en présence des parents en larmes.

Le bébé de 11 mois est atteint d'une maladie génétique neurodégénérative, le syndrome de déplétion de l'ADN mitochondrial, qui affecte les cellules responsables de la production d'énergie et de la respiration, l'empêchant de respirer sans assistance.

« Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement », a déclaré l'avocat, soulignant que « Charlie a souffert d'atrophie musculaire grave » et que « les dégâts pour ses muscles étaient irréversibles ».

La Haute Cour de Londres devait décider cette semaine de confirmer ou non sa décision prise en avril de préconiser la fin du maintien en vie du bébé, au motif principal qu'il n'était pas dans l'intérêt de l'enfant de prolonger les soins.

Cette décision, qui suivait l'avis de l'hôpital, avait été ensuite confirmée par la Cour d'appel, la Cour suprême, puis la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le 27 juin.

Les médecins de l'hôpital britannique qui soignent l'enfant ont réclamé cette nouvelle audience devant la Haute Cour pour que les « nouveaux éléments pour un traitement expérimental » proposé par « deux hôpitaux internationaux », l'un américain et l'autre italien, soient exposés et étudiés.

Ces médecins continuaient toutefois de penser que prolonger le traitement serait « injustifié » au regard des souffrances endurées par l'enfant, mais souhaitaient que la justice tranche ce cas qui mobilise au Royaume-Uni et à l'étranger les cercles chrétiens.

Le pape François et le président américain Donald Trump avaient tous deux apporté leur soutien aux parents de l'enfant.

Le Vatican a indiqué lundi dans un communiqué que le pape « prie pour Charlie et pour ses parents et se sent particulièrement proche d'eux en ce moment d'immense souffrance ».

« Le Saint-Père nous demande de nous unir dans la prière afin qu'ils puissent trouver la consolation et l'amour de Dieu », ajoute le Vatican.




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