«Les Allemands sont très mauvais», dit Trump selon le Spiegel

Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel... (PHOTO REUTERS)

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Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel (qu'on voit ici discuter avec Emmanuel Macron lors de la «photo de famille» de l'OTAN) doivent se voir vendredi au sommet du G7, en Sicile.

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Agence France-Presse
Berlin

Le président américain Donald Trump a lancé une salve contre l'Allemagne et ses ventes de voitures aux États-Unis lors d'une rencontre jeudi avec les dirigeants de l'Union européenne, assure le site de l'hebdomadaire Der Spiegel.

«Les Allemands sont mauvais, très mauvais», a-t-il dit, selon le magazine, lors de sa rencontre avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, celui du Conseil, Donald Tusk et d'autres hauts responsables de l'UE à Bruxelles.

«Regardez les millions de voitures qu'ils vendent aux États-Unis. Horrible. Nous allons arrêter ça», a-t-il dit, selon des «participants à la rencontre» explique le Spiegel.

M. Juncker est alors intervenu, toujours selon la même source, pour fermement défendre l'Allemagne en assurant que le libre-échange profite à tous.

Donald Trump et Angela Merkel doivent se voir vendredi au sommet du G7 qui se réunit à Taormina en Sicile.

Ni la chancellerie, ni la Maison-Blanche n'ont commenté dans l'immédiat les affirmations du Spiegel.

Ces révélations interviennent alors que le déplacement du président américain à Bruxelles a aussi été l'occasion d'un discours très ferme de M. Trump, intimant ses alliés occidentaux à payer plus au sein de l'Alliance sans donner les gages espérés sur l'engagement américain à défendre l'Europe.

Donald Trump, avant même son élection, s'en était pris à l'Allemagne et à Angela Merkel.

Fidèle à son discours anti-libre-échange, il avait notamment adopté un ton très dur vis-à-vis des excédents commerciaux allemands, menaçant d'instaurer des taxes douanières en représailles.

Et M. Trump, après avoir pourtant qualifié d'«EXCELLENTE» sa rencontre en mars à Washington avec Mme Merkel, avait lancé dès le lendemain une diatribe contre l'Allemagne, accusée de devoir «d'énormes sommes d'argent» à l'OTAN et aux États-Unis.

La chancelière de son côté avait appelé le jour de son élection l'homme d'affaires à se tenir aux valeurs des démocraties occidentales après une campagne marquée par les dérapages et les controverses.




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