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Le groupe État islamique revendique l'attentat de Londres

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«L'auteur de l'attaque en face du Parlement britannique à Londres est un soldat de l'EI et l'opération a été menée en réponse à l'appel à frapper les pays de la coalition» internationale anti-djihadistes, a indiqué Amaq, citant «une source de sécurité».

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Agence France-Presse
Londres

Le groupe djihadiste État islamique (EI) a revendiqué jeudi, par le biais de son agence de propagande Amaq, l'attentat de Londres qui a coûté la vie à trois personnes.

«L'auteur de l'attaque en face du Parlement britannique à Londres est un soldat de l'EI et l'opération a été menée en réponse à l'appel à frapper les pays de la coalition» internationale anti-djihadistes, a indiqué Amaq, citant «une source de sécurité».

Principaux attentats liés à la mouvance islamiste dans l'UE depuis 2015

L'attentat de Londres, revendiqué par l'organisation État islamique, est le dernier d'une longue série d'attaques revendiquées ou attribuées à la mouvance islamiste à travers l'Union européenne depuis deux ans.

Lourd tribut en France

La France a été le pays de l'UE le plus touché par les attentats islamistes qui y ont fait 238 morts depuis début 2015.

La première attaque, menée par deux frères se réclamant d'Al-Qaïda, vise le 7 janvier le siège de l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo à Paris, faisant douze morts. Deux jours plus tard, un supermarché casher est pris pour cible dans la capitale française et quatre personnes sont tuées lors de la prise d'otages. L'assaillant, se revendiquant de l'EI, a tué la veille une policière municipale. Comme les frères Kouachi, il sera tué par la police.

D'autres attaques imputées à des islamistes radicaux endeuillent le pays en avril (une femme tuée), en juin (un chef d'entreprise décapité) et en août quand un homme ouvre le feu dans le train Thalys reliant Amsterdam à Paris avant d'être maîtrisé par des militaires américains. Deux personnes sont blessées.

Le 13 novembre 2015, la France est frappée par les pires attaques terroristes de son histoire, avec pour la première fois des actions kamikazes. Les attentats sont perpétrés à Paris dans la salle de concert du Bataclan, contre plusieurs bars et restaurants, et près du Stade de France, à Saint-Denis. Au total, 130 personnes sont tuées et plus de 350 sont blessées. L'EI revendique les attaques.

En 2016, de nouvelles attaques visent à plusieurs reprises des représentants des forces de l'ordre. Le 13 juin, un policier et sa compagne sont assassinés chez eux en région parisienne par un jihadiste de 25 ans qui a prêté allégeance à l'EI.

Le 14 juillet, la fête nationale est endeuillée par un carnage sur la Promenade des Anglais à Nice où un Tunisien de 31 ans, au volant d'un camion, fonce dans la foule, faisant 86 morts et plus de 400 blessés. Il est tué par la police. L'attaque est revendiquée par l'EI.

Douze jours plus tard, un prêtre est égorgé dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (ouest) par deux jihadistes qui sont abattus. L'assassinat est revendiqué par l'EI.

Terreur à Bruxelles

Le 22 mars 2016, un an jour pour jour avant l'attentat de Londres, la Belgique connaît à son tour les pires attaques terroristes de son histoire. Des attentats suicide, revendiqués par l'EI, font 32 morts et plus de 340 blessés à l'aéroport de Bruxelles et dans la station de métro de Maelbeek, au coeur du quartier européen.

Le pays sera encore frappé le 6 août quand un Algérien attaque à la machette deux policières à Charleroi (sud) aux cris de «Allah Akbar», les blessant au visage et au cou, avant d'être abattu. L'EI revendique à nouveau l'attaque.

Attentat au marché de Noël de Berlin

Le 19 décembre 2016, un Tunisien, Anis Amri, fonce à bord d'un camion sur un marché de Noël de Berlin faisant 12 morts et 48 blessés. Il est tué quelques jours plus tard lors d'un contrôle de police à Milan, dans le nord de l'Italie. L'attaque est revendiquée par l'EI.

Six mois plus tôt, l'EI avait déjà revendiqué deux attentats en moins d'une semaine en Allemagne: le 18 juillet, un jeune demandeur d'asile avait blessé cinq passagers à la hache et au couteau dans un train en Bavière, avant d'être abattu; le 24 juillet, un réfugié syrien s'était fait exploser, dans la même région, à proximité d'un festival de musique. Il avait été tué dans la déflagration et quinze personnes blessées.

Centre culturel et synagogue au Danemark

Le 14 février 2015, un Danois d'origine palestinienne, qui avait prêté allégeance à l'EI, ouvre le feu à l'arme automatique sur un centre culturel à Copenhague où se tient une conférence sur la liberté d'expression, tuant un cinéaste. Dans la nuit, il abat un fidèle juif devant une synagogue avant d'être tué par la police.




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