Erdogan accuse Merkel de «soutenir les terroristes»

La chancelière allemande Angela Merkel a rendu visite... (PHOTO Lefteris Pitarakis, archives ASSOCIATED PRESS)

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La chancelière allemande Angela Merkel a rendu visite au président turc Recep Tayyip Erdogan, le 2 février à Ankara.

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Agence France-Presse
ANKARA

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé lundi la chancelière allemande Angela Merkel de « soutenir les terroristes », une nouvelle escalade dans le conflit opposant Ankara à plusieurs pays européens.

« Mme Merkel, pourquoi cachez-vous des terroristes dans votre pays ? Pourquoi n'agissez-vous pas ? », a lancé M. Erdogan lors d'une interview télévisée, accusant Berlin de n'avoir pas donné suite à 4500 dossiers sur des terroristes présumés, communiqués par Ankara.

« Mme Merkel, vous soutenez les terroristes », a-t-il ajouté.

Angela Merkel a jugé « aberrantes » les accusations du président Erdogan, et refuse la surenchère, selon son porte-parole Steffen Seibert lundi soir.

« La chancelière n'a pas l'intention de participer à un concours de provocations », a-t-il indiqué. « Elle n'y participe pas », a-t-il ajouté. « Ces reproches sont manifestement aberrants », a conclu M. Seibert dans une très courte déclaration écrite, alors que les tensions entre Ankara et plusieurs pays européens sont très vives.

M. Erdogan a déclaré que l'Allemagne, que la Turquie accuse de longue date de donner refuge à des militants de la cause kurde et à des suspects recherchés pour le coup d'État manqué du 15 juillet dernier, « offrait de manière cruelle un soutien au terrorisme ».

Il a également critiqué Mme Merkel pour le soutien qu'elle a exprimé au premier ministre néerlandais Mark Rutte dans la crise diplomatique avec Ankara. Celle-ci a été déclenchée par le refus de La Haye de laisser des ministres turcs participer à des rassemblements dans le pays pour inciter les Turcs de la diaspora à voter « oui » au référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs présidentiels.

Les autorités allemandes ont aussi empêché la semaine dernière la tenue de tels rassemblements, provoquant la fureur d'Ankara.

Faisant référence à cette situation, M. Erdogan a réitéré sa comparaison avec l'Allemagne nazie.

« Du nazisme, nous pouvons appeler ça du néonazisme. Une nouvelle tendance du nazisme », a-t-il dit.




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