Moscou s'impatiente devant le manque de dialogue avec Washington

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Plus tôt cette année les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump sont tombés d'accord pour développer une relation «entre égaux». Moscou commence à s'impatienter devant le manque d'efforts pour renforcer cette relation.

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Agence France-Presse
Washington

Davantage de contacts sont nécessaires pour améliorer la relation tendue entre la Russie et les États-Unis, et Moscou commence à s'impatienter devant le manque d'efforts pour renforcer cette relation bilatérale depuis la prise de fonction de Donald Trump, selon le porte-parole du Kremlin dimanche.

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Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.

Phoot Alexander Zemlianichenko, AP

Dans une interview sur CNN, Dmitri Peskov note que la Russie «manque de compréhension sur les perspectives de la relation bilatérale» entre les deux pays, estimant qu'il est «impardonnable qu'un dialogue n'ait pas été initié».

«On aurait pu s'attendre à ce que nos contacts soient plus fréquents, plus en profondeur, pour que l'on s'assoie et qu'on se parle pour essayer de comprendre, parce qu'il y a eu une pause significative dans nos relations bilatérales», a estimé le responsable.

«Pour des pays comme la Russie et les États-Unis, c'est impardonnable de ne pas discuter, en particulier face à cette accumulation de problèmes régionaux et mondiaux que nous avons», a-t-il poursuivi.

Plus tôt cette année les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump sont tombés d'accord pour développer une relation «entre égaux» et établir «une réelle coordination» pour combattre le groupe Etat islamique en Syrie, selon le Kremlin.

M. Peskov est resté sur la même ligne dans son interview sur CNN, mais a appelé Washington a lancé rapidement le dialogue.

M. Trump «ne cache pas qu'il est en désaccord avec beaucoup de choses que fait la Russie, mais il est assez pragmatique pour dire qu'on a besoin de parler», a encore souligné Dmitri Peskov. «On doit comparer nos positions pour trouver un terrain d'entente», même si certains points sont irréconciliables.

«Il dit qu'on doit se rencontrer et démarrer notre dialogue, mais malheureusement nous ne comprenons pas bien quand ce dialogue peut commencer», a déclaré M. Peskov.

Celui-ci s'est dit inquiet des accusations selon lesquelles la Russie aurait interféré dans les élections américaines l'an dernier pour favoriser Donald Trump au détriment d'Hillary Clinton, comme l'affirment les agences du renseignement américaines.

Des enquêtes au Congrès notamment sont d'ailleurs toujours en cours pour voir jusqu'à quel point Moscou est impliqué.

«Nous estimons que c'est un réel danger pour l'avenir de notre relation bilatérale et nous voulons sincèrement voir cette hystérie arriver à sa conclusion logique», a espéré le porte-parole du Kremlin.

Également sur CNN, le sénateur républicain John McCain, critique de Donald Trump, a appelé à la prudence vis-à-vis de la Russie.

«Il y a beaucoup d'aspects dans cette relation avec la Russie et Vladimir Poutine qui nécessitent davantage d'examens minutieux, et jusqu'à présent je ne pense pas que les Américains aient eu toutes les réponses», a-t-il dit.




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