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Pays-Bas: le député Geert Wilders accusé de diffuser de «fausses informations»

Le programme anti-islam, anti-immigration et anti-système du député... (Photo Roberto Pfeil, archives AFP)

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Le programme anti-islam, anti-immigration et anti-système du député néerlandais Geert Wilders lui a permis de se hisser à la tête de tous les sondages ces derniers mois.

Photo Roberto Pfeil, archives AFP

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Agence France-Presse
LA HAYE

Le député néerlandais anti-islam Geert Wilders a créé lundi la polémique, la classe politique l'accusant de diffuser de « fausses informations » pour avoir publié sur Twitter un photomontage montrant un rival politique entouré d'islamistes radicaux.

À cinq semaines des élections législatives du 15 mars, qui marqueront le coup d'envoi d'une année d'élections en Europe, Geert Wilders a publié un photomontage avec Alexander Pechtold, chef de file du parti pro-européen et social-démocrate D66, entouré de pancartes où l'on peut lire, notamment, « l'Islam va conquérir l'Europe » ou « Charia pour les Pays-Bas ».

Le programme anti-islam, anti-immigration et anti-système du député Wilders lui a permis de se hisser à la tête de tous les sondages ces derniers mois, suivi par les libéraux du premier ministre Mark Rutte (VVD).

Dans son tweet, Geert Wilders assure que M. Pechtold « manifeste avec des terroristes du Hamas » et demande si l'image retouchée est « la prochaine étape ».

Alexander Pechtold, dont le parti est cinquième dans les sondages, a réagi avec colère sur sa page Facebook : « d'habitude, je rigole des gens qui sont créatifs avec des images sur l'internet ». « Mais cette fois-ci, non ».

« Dans une époque de fausses informations et de faits alternatifs, nous ne pouvons simplement pas ignorer les conséquences qu'une telle image, fausse, puisse avoir », a-t-il souligné.

Il a ajouté avoir gagné en justice en décembre contre un sympathisant du parti de Geert Wilders, le Parti pour la Liberté (PVV) qui l'avait menacé de mort et qui a été condamné à quatre semaines de prison, dont trois avec sursis.

Geert Wilders a également soulevé la colère d'autres hommes politiques néerlandais : le chef de file des écologistes Jesse Klaver a écrit sur Twitter que le photomontage de Wilders était « bas et irresponsable », ajoutant : « celui qui tweete de fausses informations sur d'autres personnes galvaude aussi sa propre crédibilité ».

Le vice-premier ministre et tête de liste des travaillistes Lodewijk Asscher a de son côté republié le tweet en question, ajoutant : « supprime ton compte ».

Les Pays-Bas vont lancer en mars une série d'élections cruciales en Europe avec des scrutins en France et en Allemagne, alors que le sentiment anti-Union européenne ne cesse de croître et que le continent est aux prises avec sa pire crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces thèmes ont favorisé les partis d'extrême droite européens.




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