Sanctions américaines: «un pas de plus» qui nuit aux relations

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Ces nouvelles sanctions américaines contre la Russie surviennent dix jours après l'expulsion de 35 diplomates considérés comme des agents russes par l'administration sortante de Barack Obama et à dix jours de la prestation de serment du président élu Donald Trump, qui veut se rapprocher de Moscou.

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Agence France-Presse
Moscou

Le Kremlin a dénoncé mardi «un pas de plus» dans la dégradation des relations russo-américaines, après l'annonce par Washington de nouvelles sanctions contre la Russie visant notamment un haut responsable des services russes d'investigation criminelle.

«C'est un pas de plus visant à détériorer nos relations», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en regrettant une «détérioration sans précédent» des liens entre Moscou et Washington durant le deuxième mandat du président sortant Barack Obama.

Le Trésor et le département d'État ont annoncé lundi des sanctions contre Alexandre Bastrykine, le chef du puissant Comité d'enquête russe chargé des principales investigations criminelles, et contre Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun, deux suspects du meurtre de l'opposant et ex-agent du KGB Alexandre Litvinenko, réfugié en Grande-Bretagne.

Leurs trois noms ont notamment été ajoutés à la liste dite «Magnitski», du nom d'une loi américaine de 2012 qui permet de geler les éventuels biens et intérêts aux États-Unis de responsables russes interdits d'entrer sur le sol américain parce que coupables, selon Washington, de graves violations des droits de l'Homme.

L'actualisation de cette liste, faite chaque année par l'exécutif américain auprès du Congrès, est une source de grandes tensions entre Moscou et Washington depuis 2012, année de la réélection de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

La diplomatie russe a fustigé dans un communiqué une «manie des sanctions» à Washington et un «comportement honteux» de l'administration Obama.

Le président de la Douma (chambre basse du parlement), Viatcheslav Volodine, a dénoncé lui l'«hystérie» de l'administration sortante.

Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun ont qualifié d'«absurde» la décision de Washington.

Cette mesure «ne provoque que de la perplexité», a assuré M. Lougovoï, ancien agent secret russe devenu député du Parti libéral démocrate (LDPR) à la Douma d'État.

Ces sanctions «dépassent l'entendement», a déclaré de son côté M. Kovtoun à l'agence Interfax, ajoutant n'avoir aux États-Unis ni comptes, ni biens immobiliers qui pourraient être gelés.

Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun sont soupçonnés d'être directement liés à l'empoisonnement au polonium-210 à Londres en 2006 de l'ancien agent du FSB (ex-KGB) Alexandre Litvinenko.

Alexandre Bastrykine n'a pas pour l'heure réagi à l'annonce de ces sanctions.

Sergueï Magnitski, un juriste russe devenu un symbole de la lutte contre la corruption, avait été arrêté en 2008 après avoir dénoncé une vaste machination financière ourdie, selon lui, par des responsables de la police et du fisc russes au détriment de l'État russe. Sa mort en prison en 2009 avait été le déclencheur des crispations entre la Russie et les États-Unis.

Ces nouvelles sanctions américaines contre la Russie surviennent dix jours après l'expulsion de 35 diplomates considérés comme des agents russes par l'administration sortante de Barack Obama et à dix jours de la prestation de serment du président élu Donald Trump, qui veut se rapprocher de Moscou.




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