L'État d'urgence à nouveau prolongé en France

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Cette prolongation jusqu'au 15 juillet permettra «d'enjamber» l'élection présidentielle d'avril-mai et les élections législatives de juin.

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Agence France-Presse
Paris

Les députés français ont adopté une cinquième prolongation de l'état d'urgence post-attentats, par 288 voix contre 32, dans la nuit de mardi à mercredi, et ce jusqu'au 15 juillet, soit après les élections présidentielle et législatives.

Cette prolongation devrait être confirmée jeudi au Sénat, afin d'éviter une interruption automatique de l'état d'urgence, le 22 décembre.

Si les sénateurs suivent le vote des députés, ce qui devrait n'être qu'une formalité, la France connaîtra donc sa plus longue période d'état d'urgence ininterrompue - 20 mois - depuis la création de ce régime d'exception pendant la guerre d'Algérie.

Le pays se trouve en situation d'état d'urgence depuis le 13 novembre 2015, le jour des attentats qui avaient fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, en banlieue parisienne.

Le Parlement l'avait prolongé pour trois mois supplémentaires à compter du 26 novembre 2015, puis à nouveau du 26 février au 26 mai 2016, et pour deux mois jusqu'au 26 juillet afin de sécuriser deux événements sportifs majeurs: le Tour de France cycliste et l'Euro-2016. La quatrième prolongation était intervenue après l'attentat de Nice (86 morts).

La très grande partie de la majorité et de l'opposition ont voté pour cette cinquième prolongation. Seuls les députés Front de gauche, les écologistes contestataires et une poignée de députés LR (droite) ont voté contre.

Durci par le Parlement depuis un an, le régime d'état d'urgence permet des assignations à résidence, des perquisitions administratives, des interdictions de cortèges, des contrôles d'identité et fouilles de bagages et de véhicules, des fermetures de lieux de réunion...

Cette prolongation jusqu'au 15 juillet permettra «d'enjamber» l'élection présidentielle d'avril-mai et les élections législatives de juin, afin de laisser le soin à un nouveau gouvernement de décider (ou non) d'une sortie de l'état d'urgence.




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