France: 11 arrestations en lien avec l'attentat de Nice

Des soldats français patrouillent sur la Promenade des... (photo Eric Gaillard , REUTERS)

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Des soldats français patrouillent sur la Promenade des Anglais à Nice, le 12 décembre, rue de bord de mer où le dernier 14 juillet a tourné au cauchemar alors qu'un attentat y a fait 86 morts et plus de 400 blessés.

photo Eric Gaillard , REUTERS

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Agence France-Presse
NICE

Onze hommes, soupçonnés d'avoir aidé l'auteur de l'attentat qui a fait 86 morts le 14 juillet à Nice (sud-est de la France) à se procurer des armes, ont été interpellés en France, a-t-on appris lundi de sources proches du dossier.

Dix hommes ont été placés en garde à vue lundi matin à Nice et un onzième vendredi à Nantes (ouest) dans le cadre de l'enquête sur l'attentat qui avait fait 86 morts de 19 nationalités et plus de 400 blessés, fauchés par le poids lourd conduit par le tueur.

Parmi les interpellés figurent notamment des Albanais.

En juillet, un couple d'Albanais, Artan Henaj et Enkeledja Zace, ont été mis en examen et placés en détention provisoire, soupçonnés d'avoir participé à la fourniture du pistolet avec lequel l'auteur de l'attentat, le Tunisien Lahouaiej Bouhlel, a tiré sur des policiers avant d'être tué.

« Ce sont des gens qui étaient en relation avec ceux arrêtés en juillet dans le cadre de la fourniture des armes pour l'auteur de l'attentat, un pistolet et un fusil d'assaut. On essaye de tirer tous les fils de l'enquête. Le Nantais habitait Nice auparavant », a précisé la source proche du dossier.

« Ils n'ont pas forcément eu connaissance de l'attentat, mais font partie du milieu délictuel de droit commun, notamment des filières d'approvisionnement en armes », a-t-on ajouté de même source.

La garde à vue peut durer quatre jours, comme le prévoit la législation antiterroriste.

Au total, six personnes ont été mises en examen et écrouées dans l'enquête sur l'attentat commis par Mohamed Lahouaiej Bouhlel : à ce stade, leurs auditions révèlent de nombreuses contradictions, mais aucun élément ne démontre avec certitude que ces personnes - cinq hommes et une femme inconnus des services antiterroristes - avaient connaissance de son projet.

L'un des mis en examens, un Franco-Tunisien de 21 ans, vendeur de cocaïne et connu pour de petits larcins, a notamment reconnu avoir servi d'intermédiaire pour fournir le pistolet utilisé le soir de l'attentat par Lahouaiej Bouhlel moyennant 1400 euros (environ 1800 $).




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