L'Italie se cherche un Premier ministre

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Paolo Gentiloni, ministre des Affaires étrangères, est l'un des favoris pour le poste de Premier ministre en Italie.

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Franck Iovene
Agence France-Presse
Rome

Le ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni, celui des Finances Pier Carlo Padoan, ou le président du Sénat Pietro Grasso, sont les favoris pour le poste de Premier ministre en Italie. Mais l'hypothèse d'un Matteo Renzi se succèdant à lui-même faisait aussi vendredi son chemin.

Un «Renzi bis»?

C'est l'hypothèse qui semble avoir la préférence du président de la République Sergio Mattarella, qui poursuivait, vendredi, ses consultations pour trouver une issue à la crise politique.

En dépit du rejet massif de sa réforme dans les urnes, dimanche, Matteo Renzi, 41 ans, reste le chef du Parti démocrate, première force politique du pays avec plus de 32,5% des intentions de votes, selon un sondage réalisé au lendemain du référendum.

L'intéressé s'est montré combatif dès lundi, affirmant n'avoir «peur de personne» et surtout pas d'élections anticipées.

Malmené lors de la campagne référendaire par la quasi-totalité de la classe politique, y compris par des «frondeurs» de son parti, Matteo Renzi sait toutefois qu'un retour aussi rapide dans le fauteuil de Premier ministre ferait de lui une cible évidente avant d'éventuelles législatives.

Selon la presse, il n'est guère tenté d'être le nouveau «rieccolo» (le revoici), surnom donné à l'ancien chef du gouvernement démocrate-chrétien Amintore Fanfani, éternel revenant de la politique italienne dans les années 70.

Paolo Gentiloni

L'hypothèse d'un «Renzi bis» écartée, la possibilité de confier les rênes d'un gouvernement technique au ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni, 62 ans, tenait la corde vendredi.

Fidèle de Matteo Renzi, cet ancien journaliste diplômé de sciences politiques jouit d'une image de compétence et d'une stature internationale qui en font un grand favori des médias. Fin diplomate, il est apprécié au sein du Parti démocrate (dont il est membre de la commission nationale) ainsi que du président de la République.

Le fait qu'il puisse, sans tarder, se saisir des grands dossiers internationaux joue aussi en sa faveur, alors que l'Italie va présider le G7 en 2017 et fait son entrée au Conseil de sécurité des Nations unies.

Pier Carlo Padoan

Autre prétendant, le ministre des Finances Pier Carlo Padoan, 66 ans, est un économiste passé à la politique dont l'influence auprès des instances européennes représente un atout de poids.

Appelé à ses côtés par Matteo Renzi, il su gérer la crise des banques italiennes et traverser sans trop de dommages les tensions avec Bruxelles sur les questions de discipline budgétaire.

Au sein du Parti démocrate, certains redoutent néanmoins que ce professeur d'économie, ancien numéro deux de l'OCDE et directeur exécutif auprès du Fonds monétaire international (FMI), ne soit trop proche de Matteo Renzi.

Pietro Grasso

Âgé de 71 ans, l'ancien magistrat devenu président du Sénat, s'est illustré pendant 30 ans comme juge antimafia avant de se lancer en politique devenant président du Sénat et même président de la République, par intérim.

Le point culminant de sa carrière de magistrat sera le maxi-procès contre Cosa Nostra, entre février 1986 et décembre 1987, au cours duquel seront jugées quelque 475 personnes.

Personnalité respectée de la vie politique italienne, membre du Parti démocrate, Pietro Grasso s'est aussi forgé une réputation «d'homme de fer» qui pourrait lui être utile à la tête d'un gouvernement de transition.

Graziano Delrio

Cité par les outsiders, le ministre des Transports du gouvernement Renzi, Graziano Delrio, 56 ans, est lui aussi un proche de Matteo Renzi, son «grand frère», selon son entourage. Médecin endocrinologue, père de neuf enfants, il a exercé en Grande-Bretagne et en Israël avant de se lancer en politique.

Jugé apte à ramener les frondeurs du Parti démocrate dans le rang, sa nomination serait toutefois perçue comme la continuation du gouvernement Renzi, estiment les observateurs.

Dario Fransceschini

Ministre de la Culture et ancien secrétaire général du PD, il est le référent des catholiques de gauche, un courant fort au sein du parti. Il s'est rallié à Matteo Renzi mais attend son heure.

Même s'il s'en défend, les rumeurs laissant entendre qu'il pourrait faire alliance avec la formation de l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi Forza Italia (centre droit) gênent toutefois son ascension.




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