Attentats de Paris, un an après: «Rien n'a changé, sauf que...»

Le mot de Florence Haguenauer... (Photo Jean-Christophe Laurence, La Presse)

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Le mot de Florence Haguenauer

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Tristesse, colère, méfiance, déception. Six Parisiens nous disent ce qui a changé pour eux depuis les attentats du 13 novembre 2016.

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Florence Haguenauer

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Le mot de Boubacar Dramé... (Photo Jean-Christophe Laurence, La Presse) - image 1.1

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Le mot de Boubacar Dramé

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Tristesse

SÉBASTIEN BARBIER, 45 ANS

« Pour moi, tout est pareil. Je sors toujours autant, peut-être plus qu'avant. Mais on dirait que les flics sont devenus plus tolérants. Ils ne m'embêtent plus pour des détails, comme quand je brûle un feu rouge à vélo. On voit qu'il y a moins de pression sur les petites incivilités de la vie. Ils ont vraiment autre chose à faire. »

La vie continue

ANNE LAURENCE RICARD, 30 ANS

« Est-ce que j'y pense ? C'est vrai que des fois, en terrasse, ça peut me traverser l'esprit. La famille et les amis qui viennent me rendre visite à Paris sont aussi plus angoissés. Ils ne veulent pas prendre les transports en commun. Mais bon... »

Méfiance

LIONEL THOMAS, 64 ANS

« La peur ? Si on cède à ce genre de choses, on ne vit plus. Mais c'est vrai que je suis devenu plus méfiant. Quand je vois un sac qui traîne, je m'éloigne ou je préviens les gens du métro. Oui, je suis devenu plus prudent. D'ailleurs, je ne retourne plus au Petit Cambodge, où il y a eu une fusillade. C'est pourtant tout près de chez moi. »

Ce sont les guerres menées par l'Occident...

FLORENCE HAGUENAUER

« Ce qui a changé, c'est la présence de tous ces flics et de tous ces soldats partout dans la ville. C'est insupportable, cet état d'urgence. J'ai plus peur de l'armée que de ces jeunes gens qui font du terrorisme. »

Ça fait triste 

NOUARA BENAMARA, 36 ANS

« Ces histoires ont fait mal dans le coeur. Les gens nous regardent différemment. Il y en a qui détournent la tête. Quand c'est arrivé, je me suis sentie mal. J'ai pleuré. C'était pire dans les semaines qui ont suivi les attaques. Là, ça va mieux, mais je ne me sens plus à l'aise, surtout avec le foulard. »

L'unité et l'amour...

BOUBACAR DRAMÉ, 33 ANS

« Dans les semaines après, il y a eu cet énorme élan de solidarité. Mais aujourd'hui, c'est retombé. L'amour, le "tous ensemble", l'idée que l'union fait la force :  il n'y a pas eu de suite. J'aurais aimé que ça continue. »

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