Islande: les députés payés plus de 13 000 $ par mois

« En rejetant ces augmentations, les parlementaires enverraient un... (photo Gwladys Fouche, archives REUTERS)

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« En rejetant ces augmentations, les parlementaires enverraient un message clair selon lequel ils ne souhaitent pas creuser le fossé entre le Parlement et la population », a réagi la « capitaine » des Pirates, Birgitta Jonsdottir, sur son compte Facebook.

photo Gwladys Fouche, archives REUTERS

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Agence France-Presse
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Les députés élus aux législatives du 29 octobre en Islande vont bénéficier d'une revalorisation salariale de 44 % portant leur traitement mensuel à 9000 euros (13 300 $) pour assurer leur indépendance financière, a annoncé mardi la commission chargée de fixer les salaires publics.

La commission - ou Kjararad - est constituée de cinq personnalités, trois nommées par le Parlement, une par la Cour suprême et une par le ministre des Finances. Sa mission est de fixer la rémunération des députés, ministres, magistrats et autres agents de la fonction publique.

Pour expliquer sa décision, elle juge « fondamental que les élus soient financièrement indépendants » dans un pays secoué par la crise bancaire de 2008 et le scandale des comptes offshore rendus publics en avril par les Panama Papers.

Le mandat des 63 députés islandais, élus pour quatre ans, n'a « aucun équivalent sur le marché du travail » et ne prenait jusqu'alors nul compte du temps consacré à leur travail en dehors de l'Althingi, le Parlement monocaméral, note la commission dans un communiqué.

Le parti Pirate, formation d'inspiration libertaire qui pourfend la concussion des élites islandaises, s'est dit opposé à ce « choc » salarial.

« En rejetant ces augmentations, les parlementaires enverraient un message clair selon lequel ils ne souhaitent pas creuser le fossé entre le Parlement et la population », a réagi la « capitaine » des Pirates, Birgitta Jonsdottir, sur son compte Facebook.

« Il est indispensable de créer les conditions de la confiance sociale », a-t-elle ajouté.

Les législatives anticipées à un tour du week-end dernier n'ont pas permis d'identifier un clair vainqueur. La droite sortante perd sa majorité absolue mais le Parti de l'indépendance (conservateur) est le premier parti de l'île. De l'autre côté du spectre politique, l'alliance de centre gauche emmenée par le Parti pirate n'est pas parvenue à s'assurer plus de 50 % des suffrages.

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