Deux jeunes niçoises soupçonnées de vouloir commettre un attentat arrêtées

Deux jeunes filles radicalisées de 17 et 19 ans vivant à Nice, ville du... (PHOTO ERIC GAILLARD, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

PHOTO ERIC GAILLARD, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Paris

Deux jeunes filles radicalisées de 17 et 19 ans vivant à Nice, ville du littoral méditerranéen frappée par un sanglant attentat mi-juillet, ont été arrêtées et écrouées, soupçonnées d'avoir voulu commettre une attaque djihadiste, a-t-on appris dimanche de source judiciaire française.

L'enquête, ouverte le 9 septembre, a permis d'établir qu'elles étaient en contact avec Rachid Kassim, propagandiste du groupe Etat islamique, qui lance régulièrement des appels aux meurtres via la messagerie cryptée Telegram depuis la zone irako-syrienne.

«Elles ont reconnu qu'elles avaient envisagé une action violente, sous l'influence de Rachid Kassim avant d'y renoncer», a indiqué une source proche de l'enquête.

Les investigations n'ont pas permis de retrouver d'armes à leur domicile à Nice, où Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans avait foncé dans la foule avec un camion, faisant 86 morts et 434 blessés le 14 juillet.

La mineure de 17 ans, inconnue des services de renseignement, a admis en garde à vue «en vouloir beaucoup aux militaires», une cible récurrente du groupe Etat islamique, selon la source proche de l'enquête. Elle a été mise en examen le 17 septembre à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et écrouée.

La jeune majeure de 19 ans était en revanche connue dans le cadre de l'enquête sur la filière djihadiste niçoise organisée par Omar Diaby, considéré comme l'un des premiers recruteurs de combattants français. Âgée à l'époque de 17 ans, elle projetait de rejoindre les terres du jihad.

Mise en examen le 21 novembre 2014, elle était depuis sous contrôle judiciaire avec obligation de pointer. Cette mesure a été révoquée dans le cadre de la nouvelle enquête, entraînant son placement en détention provisoire.

Ces dernières semaines, plusieurs personnes, dont au moins trois adolescents, ont été écrouées pour des menaces d'attaques similaires, sous l'influence de la propagande de Rachid Kassim.

Ce dernier est soupçonné d'avoir inspiré de manière plus ou moins directe les attaques contre un couple de policier, le 13 juin, et contre un prêtre, le 26 juillet. Il aurait aussi piloté les projets d'attentats du commando de femmes arrêté début septembre après la découverte d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz à Paris.

Ces arrestations interviennent alors que, selon le premier ministre Manuel Valls, la menace terroriste est «maximale» en France, touchée depuis 2015 par une série d'attentats qui ont fait 238 morts.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer