Bonbonnes de gaz à Paris: couples en garde à vue, femmes recherchées

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La voiture était stationnée dans une petite rue de la capitale, non loin du quai de Montebello, en face de la cathédrale Notre-Dame de Paris, selon une source policière.

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Nathalie ALONSO, Rémy BELLON
Agence France-Presse
PARIS

Deux couples étaient jeudi en garde à vue et deux femmes recherchées dans l'enquête ouverte après la découverte à Paris d'une voiture contenant six bonbonnes de gaz, sans dispositif de mise à feu, selon des sources policière et judiciaire.

Un premier couple, appartenant à la mouvance islamiste radicale, avait été arrêté mardi sur une aire d'autoroute du sud de la France, dans le cadre de cette affaire prise très au sérieux par les enquêteurs, près de deux mois après l'attentat de Nice (86 morts).

Un second couple, âgé d'une vingtaine d'années, a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi près de Montargis, selon une source policière.

Le propriétaire de la voiture, connu pour des faits anciens de prosélytisme islamiste, a lui été relâché mardi soir après avoir été entendu par les enquêteurs. Ses deux filles, signalées aux services de renseignement pour radicalisation, sont en revanche recherchées.

Dimanche, un employé de bar parisien avait signalé la présence d'une bouteille de gaz sur un siège d'une voiture stationnée, feux de détresse allumés et sans plaques d'immatriculation. La bonbonne était vide. Mais les policiers ont découvert dans le coffre cinq autres bouteilles de gaz pleines, sans système d'allumage.

La voiture était stationnée dans une petite rue de la capitale proche de la Seine, en face de la cathédrale Notre-Dame visitée par des milliers de touristes et fidèles.

Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il s'agira notamment de savoir s'il y avait un projet d'attentat ou non.

La France est confrontée à une menace terroriste élevée après une succession d'attentats jihadistes pour la plupart revendiqués par le groupe État islamique (EI) depuis début 2015, et d'autres projets avortés ou déjoués.

Après les mitraillages, les attaques au couteau ou à la veste explosive, les services spécialisés craignent «une nouvelle forme d'attaque» avec «le dépôt d'engins explosifs» dans des lieux rassemblant une foule importante, avait déclaré en mai le patron du renseignement intérieur, Patrick Calvar, devant des députés. Il s'était aussi dit «persuadé» que les jihadistes «monteront en puissance» en passant au stade «des véhicules piégés et des engins explosifs».

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