France: un train heurte un arbre sur la voie, huit blessés graves

Huit personnes ont été gravement blessées mercredi, dont une prise en charge en... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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Beatrix BACONNIER MARTIN, Navina Kaden
Agence France-Presse
SAINT-AUNÈS

Huit personnes ont été gravement blessées mercredi, dont une prise en charge en «urgence absolue», dans l'accident d'un TER près de Saint-Aunès (Hérault), à l'est de Montpellier, qui a percuté à 140 km/h un arbre tombé sur la voie, après un gros orage de grêle.

Le train transportait 219 passagers entre Nîmes et Montpellier. Il a percuté un arbre tombé sur la voie ferrée après avoir été déraciné lors d'un gros orage de grêle qui s'est abattu sur l'Hérault en début d'après-midi.

L'accident s'est produit vers 15 h 45 alors que la rame roulait à 140 km/h. L'arbre était «un très grand pin situé dans une propriété privée», donc ni sur le «domaine public ni sur une emprise ferroviaire», a précisé la SNCF. Le conducteur, qui fait partie des blessés légers, «est particulièrement choqué», selon la SNCF.

L'arbre a entraîné dans sa chute une caténaire qui ne s'est pas rompue. Le TER qui n'a pas déraillé, présentait un impact frontal et un autre sur le côté gauche de la voiture de tête, a décrit le directeur du Service départemental d'incendie et secours (SDIS) de l'Hérault, Christophe Risdorfer. De gros moyens de secours ont été mobilisés, avec des hélicoptères et quelque 80 pompiers.

Une partie des blessés et l'ensemble des passagers du train ont été évacuée à la salle des fêtes de Saint-Aunès, près du lieu de l'accident, avant d'être acheminés par bus vers la gare de Montpellier pour reprendre leur voyage.

Parmi eux, Justine, 24 ans, originaire du Luxembourg, et Virginie, 35 ans,  originaire de Nîmes, étaient encore sous le choc. Les deux jeunes femmes étaient assises à l'avant du train.

«On était dans le train lorsque des grêlons de la taille d'une balle de ping-pong sont tombés puis on a entendu comme une explosion, le train a tremblé pendant quelques secondes et puis j'ai vu des gens qui avaient la tête en sang», raconte Justine.

«Mouvement de panique»

«Il y a eu un mouvement de panique, certains ont d'abord cru à un attentat dans un train», témoigne Virginie qui évoque également «un orage très violent et très localisé».

À une centaine de mètres du lieu de l'accident, les agents de la SNCF équipés de tronçonneuses tentaient de dégager les voies ferrées encombrées par le tronc d'arbre et ses branchages. L'arbre a ensuite été dégagé et le TER accidenté devait être remorqué par une motrice diesel.

«Alertée par les sirènes des secours, raconte Marie-Thérèse Bruguière, maire de la commune de Saint-Aunès, je me suis rendue sur le pont au-dessus de la voie ferrée et puis là, on ne voyait rien que des arbres sur les voies de chemins de fer et une personne éjectée sur les voies».

«Une soixantaine de gendarmes ont été dépêchés pour organiser les premières opérations», a indiqué à la presse le commandant de gendarmerie Nicolas Chevrin précisant «qu'une enquête judiciaire doit établir les causes exactes de l'accident».

La circulation des trains, totalement interrompue, devait reprendre en fin de soirée, avec passage sur une voie et au ralenti au niveau de l'accident.

«Nous travaillons actuellement sur la reprise de la circulation sur une voie», a indiqué en début de soirée à la presse Mickaël Ollier, directeur de la communication SNCF Languedoc-Roussillon, précisant que cette reprise devrait se faire «aux alentours de 21 h».

«Les services d'infrastructures de la SNCF déblaient en ce moment les débris avant de procéder à l'évacuation de la rame et la réparation de la caténaire et nous espérons un retour à la normale, c'est-à-dire une circulation sur deux voies, d'ici à demain (jeudi) matin», a ajouté M. Ollier.

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