Justin Trudeau rend hommage aux victimes d'Auschwitz

Nate Leipciger, un homme de 88 ans qui vit... (PHOTO ADRIAN WYLD, PC)

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Nate Leipciger, un homme de 88 ans qui vit maintenant à Toronto, a accompagné Justin Trudeau lors de sa visite au camp d'Auschwitz, le 10 juillet. Le premier ministre n'a pas pu retenir ses larmes devant la chambre où la mère et la soeur de M. Leipciger ont perdu la vie, il y a 70 ans.

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
CRACOVIE, Pologne

Le premier ministre Justin Trudeau a effectué une visite très émotive dimanche à l'ancien camp de concentration nazi d'Auschwitz, en Pologne.

M. Trudeau est resté de marbre durant la majeure partie de la visite, franchissant les clôtures de fil barbelé pour explorer les chambres à gaz où plus d'un million de personnes, en très grande majorité des Juifs, ont été tuées durant la Deuxième Guerre mondiale.

Un survivant du camp, Nate Leipciger, un homme de 88 ans qui vit maintenant à Toronto, l'a accompagné durant ces trois heures.

Le premier ministre est demeuré stoïque tandis que M. Leipciger racontait son expérience dans le camp, où il est arrivé en 1943, à l'âge de 11 ans.

Cependant, Justin Trudeau - qui aurait insisté pour se rendre au musée d'État d'Auschwitz-Birkeneau - n'a pas pu retenir ses larmes devant la chambre où la mère et la soeur de M. Leipciger ont perdu la vie, il y a 70 ans.

« Il a pleuré avec moi, a dit M. Leipciger. Il a partagé ses larmes avec moi. Il n'aurait pas pu s'exprimer de plus belle façon pour comprendre ce que je ressentais », a dit l'homme.

Le premier ministre a laissé transparaître son émotion à quelques reprises, notamment lorsqu'il a déposé une couronne au nom du Canada devant un mur où des centaines de prisonniers ont été abattus. Après un moment de silence, Justin Trudeau a renoncé à la poignée de main, serrant plutôt M. Lepiciger dans ses bras.

M. Trudeau a aussi été visiblement ébranlé par une chambre à gaz intacte.

Il a laissé pour message dans le livre des visiteurs que « l'humanité doit apprendre à aimer les différences » et que « la tolérance n'est pas suffisante ».

« Aujourd'hui, nous sommes témoins de la capacité de l'humanité à être délibérément cruelle et malveillante, a-t-il écrit. Souvenons-nous de cette dure vérité, puisse-elle renforcer notre engagement à ne jamais laisser une telle obscurité régner. »

Justin Trudeau devenait le troisième premier ministre canadien à se rendre à Auschwitz, après Jean Chrétien et Stephen Harper. Il était accompagné de la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland et du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion. Les deux ministres ont aussi laissé échapper quelques larmes au cours de la visite.

Le premier ministre, qui était en Pologne à l'occasion du sommet de l'OTAN, s'est dirigé vers l'Ukraine où il rencontrera le président Petro Porochenko. Il doit notamment signer l'accord de libre-échange entre les deux pays, conclu par l'ancien gouvernement conservateur.

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