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Attentats à Bruxelles: les réseaux télécoms perturbés

«Dû à la situation à Bruxelles, notre réseau... (PHOTO JOHN THYS, AFP)

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«Dû à la situation à Bruxelles, notre réseau est sous pression. Utilisez les SMS. Nos pensées vont aux victimes. prayforbelgium», a twitté l'opérateur Proximus vers 10h40 (5h40 à Montréal) en français, flamand et anglais.

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Agence France-Presse
Bruxelles

Les réseaux de téléphonie mobile restaient perturbés mardi à Bruxelles en début d'après-midi, après les attentats survenus à l'aéroport et dans le métro de la capitale belge, conduisant les opérateurs et le gouvernement à demander d'éviter les appels non urgents.

« Certains endroits à Bruxelles sont dans une situation de congestion. Le réseau fonctionne, mais les utilisateurs peuvent devoir appeler plusieurs fois » avant d'arriver à joindre leur interlocuteur, a expliqué à l'AFP un porte-parole de Proximus (ex-Belgacom), le premier opérateur mobile belge.

Le réseau de téléphonie fixe et internet fonctionne lui normalement, a-t-il ajouté.

Dans la matinée, le groupe français Orange, qui détient le troisième opérateur belge Mobistar, avait indiqué à l'AFP avoir « enregistré des pics de communications autour des sites concernés » par les explosions en raison d'un engorgement des appels, assurant toutefois que « la situation "était" désormais rétablie ».

« Nous avons mis le réseau sous surveillance pour éviter de nouveaux pics, dans la configuration du Nouvel An », afin de permettre un plus grand nombre de communications, a expliqué un porte-parole.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes font état de difficultés à contacter un proche ou informent qu'elles sont injoignables par téléphone portable.

« Si vous appelez la Belgique, soyez patients. Les lignes sont saturées. Mon téléphone ne fonctionne pas », observait ainsi peu avant midi sur Twitter le journaliste Pablo Rodriguez, correspondant à Bruxelles du journal espagnol El Mundo.

Pour éviter un blocage total et permettre aux appels vers les numéros d'urgence d'être acheminés, les autorités appelaient mardi à privilégier les communications par SMS ou internet.

« Si cela n'est pas strictement nécessaire, évitez de téléphoner afin de ne pas saturer le réseau. Informez-vous et communiquez par SMS ou par réseaux sociaux », conseille ainsi le centre de crise du ministère de l'Intérieur belge sur son site internet.

« Surcharge du réseau mobile, mieux vaut temporairement appeler les numéros d'urgence avec un téléphone fixe », avertissait-il aussi à 14 h 23 sur sa page Facebook. Le numéro d'urgence 1771 mis en place par les autorités avait déjà été saturé une partie de la matinée, avant d'être rétabli.

Des conseils repris en français, flamand et anglais par les principaux opérateurs mobiles belges, Proximus, Base (ex-KPN Belgique) et Mobistar sur leurs comptes Twitter et Facebook.

« Privilégiez les SMS et évitez d'envoyer des photos ou autres fichiers volumineux » pour ne pas surcharger le trafic de données, prévenait notamment Mobistar.

Pour faciliter les communications par internet mobile, Telenet - fournisseur belge d'accès à internet haut débit - puis Proximus et VOO ont par ailleurs annoncé l'ouverture de leurs bornes Wi-Fi (ou « hotspots »), les rendant accessibles gratuitement à l'ensemble des utilisateurs et non à leurs seuls abonnés.

« Nos WiFi hotspots sont ouverts. Connectez avec PROXIMUS-FON et utilisez votre adresse email et un mot de passe libre de 6 caractères », indiquait ainsi Proximus sur Twitter à 13 h 58 (12 h 58 GMT).

Sur Facebook, les usagers ont créé dans la matinée un groupe non officiel pour prendre des nouvelles de ses proches, « Security Safe Check Belgium 22/03/2016 », avant l'activation par le groupe américain vers 11 h 15 (10 h 15 GMT) d'un bouton « Safety Check », comme il l'avait fait lors des attentats à Paris et au Nigeria en novembre.

Bruxelles a été secouée mardi matin par plusieurs attentats terroristes, avec de puissantes explosions à l'aéroport international de Zaventem, dont l'une due « probablement » à un kamikaze, et dans le métro à la station Maelbeck, qui ont fait au moins une trentaine de morts et des dizaines de blessés puis paralysé la capitale belge.

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