Un médecin suédois a détenu une femme dans un bunker

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La victime est demeurée dans ce bunker, sauf à quelques rares exceptions où son ravisseur l'a emmenée dans la maison, menottes aux poignets.

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Karl Ritter
Associated Press
Stockholm

Le procès d'un médecin suédois pour viol et enlèvement s'est amorcé, lundi, après qu'il eut avoué avoir gardé une femme prisonnière dans un bunker pendant une semaine dans ce que son avocat a décrit comme étant une tentative désespérée pour trouver une petite amie.

Selon les procureurs, l'homme de 38 ans a planifié le crime pendant des années et pourrait avoir essayé de capturer d'autres personnes par le passé avant de droguer et enlever la victime lors d'un rendez-vous à Stockholm l'automne dernier.

La femme, qui est âgée dans la trentaine, n'a pas subi de blessure physique grave durant sa mésaventure. Mais son avocat, Jens Hogstrom, a affirmé qu'elle avait été profondément traumatisée par cette affaire et était très stressée à l'idée de confronter son ravisseur devant le tribunal.

Le médecin, dont le nom n'a pas été divulgué conformément à la loi suédoise sur la protection de la vie privée, a fait des aveux presque complets, mais a nié avoir violé la femme alors qu'elle était inconsciente.

D'après les documents judiciaires obtenus par l'Associated Press, l'accusé a raconté aux enquêteurs qu'il avait enlevé la dame le 12 septembre dans son appartement de Stockholm à l'occasion de leur deuxième rencontre.

Prétendant être un Américain vivant à Londres, il lui a donné des fraises contenant un sédatif puis l'a conduite jusqu'à sa maison de campagne située 530 kilomètres plus loin, dans le sud de la Suède. Durant le trajet, il lui a administré un médicament par intraveineuse afin de la maintenir endormie.

La femme a été terrifiée en se réveillant dans un bunker insonorisé que le médecin a mis des années à construire à l'intérieur d'une remise à machinerie près de sa résidence.

«Je ne savais pas ce qui allait arriver, s'il allait me torturer, me tuer ou me violer, a-t-elle confié aux investigateurs. Il m'a seulement dit qu'il me garderait là pendant quelques années puis qu'il me libérerait.»

La victime est demeurée dans le bunker, sauf à quelques rares exceptions où son ravisseur l'a emmenée dans la maison, menottes aux poignets. Mais le 18 septembre, l'homme l'a conduite jusqu'à un poste de police, supposément pour prouver aux autorités qu'elle se portait bien et qu'elle restait avec lui de son plein gré. Dès que les policiers l'ont prise à part, la dame a fondu en larmes et leur a révélé toute l'histoire.

Un examen psychiatrique a montré que le médecin ne souffrait d'aucun trouble grave de santé mentale. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à la prison à vie.

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