Une «diplomate à quatre pattes» québécoise bien établie à l'Élysée

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Le labrador montréalais Philae vient de fêter son premier anniversaire de présence à l'Élysée.

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Le Québec et le Canada ont une espionne dans la chambre à coucher du président français. Et elle a du chien.

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Le président français François Hollande en compagnie de Philea, le 26 décembre, au palais de l'Élysée.

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Le labrador montréalais Philae vient de fêter son premier anniversaire de présence à l'Élysée, et son donateur, le vétérinaire franco-québécois François Lubrina, se réjouit depuis de la présence d'une «diplomate à quatre pattes» de chez nous dans l'entourage de François Hollande.

Ce n'est pas le premier ambassadeur canin que M. Lubrina délègue à Paris: les trois derniers chefs d'État français ont tous eu un chien québécois à leurs côtés.

«Le but, c'est de créer une diplomatie canine parallèle, pour que le Québec soit présent», a expliqué à La Presse le Montréalais d'adoption de 67 ans. «Une présence québécoise non seulement dans les bureaux de l'Élysée, mais aussi dans la chambre à coucher du chef d'État. Donc dans ce qu'il y a de plus proche.»

M. Lubrina, installé au Québec depuis près de 50 ans, choisit des labradors parce qu'il s'agit de chiens canadiens, descendants des chiens de pêcheurs de morue de l'Atlantique.

Philae - baptisée en l'honneur du robot spatial européen homonyme - semble égayer M. Hollande.

Le magazine spécialisé Le Chasseur français a ainsi publié une photographie montrant le chef de l'État qui joue avec sa chienne. Pour sa part, le quotidien Le Parisien assure dans une double page publiée à la fin du mois de décembre que «tout l'Élysée l'a adoptée» - y compris la conjointe officieuse du président, Julie Gayet.

«François Hollande était vraiment très heureux» de recevoir Philae, a confirmé le volubile vétérinaire, qui a reçu une lettre de remerciement.

Maskou et Clara

Philae poursuit une tradition déjà bien établie. C'est le labrador Maskou qui a ouvert le bal en 1987, lors d'une visite du premier ministre - et futur président - Jacques Chirac à Saint-Hyacinthe. D'où le nom «Maskou», diminutif de «Maskoutain». Paris Match croit savoir que son maître d'adoption le préférait beaucoup au braque d'Auvergne légué par son prédécesseur, affublé du sobriquet «Ducon».

Maskou était si apprécié qu'il «a été enterré dans le jardin de l'Élysée au pied d'un arbre», malgré le protocole, assure François Lubrina.

Nicolas Sarkozy a aussi eu droit à une chienne blonde que Carla Bruni-Sarkozy a choisi de baptiser Clara. «Elle s'est fait mener par le bout du nez» par le chihuahua de l'ex-mannequin, pourtant beaucoup plus petit qu'elle, a relaté à La Presse M. Lubrina.

Mme Bruni-Sarkozy elle-même a indiqué en 2009 au magazine Femme actuelle que lorsque «Clara est arrivée, on en a tout de suite été fous».

À la défaite de M. Sarkozy, le chien a été adopté par un couple. Paris Match avance que l'ex-président envoie des chèques pour assurer la pension et prend des nouvelles de son animal.

«C'est une diplomatie parallèle très sympathique, très touchante», a fait valoir le vétérinaire. «Ça permet de dire que le Québec et le Canada sont les seules nations au monde à avoir un représentant permanent à l'Élysée.»

Clara était un cadeau de l'Assemblée des Français de l'étranger, au sein de laquelle M. Lubrina est élu, alors que Philae a été offerte par la Fondation de l'Association des anciens combattants français de Montréal, dirigée par le principal intéressé.

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