Espagne: interpellation d'un présumé djihadiste réclamé par les États-Unis

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Le présumé djihadiste «a refusé devant le juge d'être extradé vers les États-Unis».

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Agence France-Presse
BARCELONE

La police espagnole a interpellé à Barcelone un djihadiste présumé  recherché par la justice américaine qui l'accuse de recruter sur internet des candidats pour des attentats en Europe et en Asie, ont annoncé vendredi les autorités.

«La police régionale a localisé et interpellé un présumé terroriste djihadiste qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international, envoyé par Interpol États-Unis», a annoncé lors d'une conférence de presse le responsable de l'Intérieur du gouvernement régional catalan, Jordi Jané.

«Cette personne s'appelle Ali Charaf Damache, elle a la double nationalité, irlandaise et algérienne», a-t-il ajouté, sans préciser pour quelles raisons cet homme se trouvait dans la seconde ville d'Espagne.

Arrêté jeudi après-midi, M. Damache a comparu vendredi à Madrid devant un juge de l'Audience nationale - juridiction spécialisée dans le terrorisme - qui l'a placé en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire.

Le présumé djihadiste «a refusé devant le juge d'être extradé vers les États-Unis», a indiqué la même source.

Selon cette source judiciaire, Ali Charaf Damache avait été «détenu en Irlande pour avoir participé, avec six autres personnes, à un complot visant à assassiner Lars Vilks, l'auteur suédois des caricatures de Mahomet».

C'est en 2009 que M. Damache avait été détenu en Irlande dans le cadre d'une enquête sur le complot visant à assassiner le dessinateur qui avait publié en 2007 un dessin représentant la tête du prophète Mahomet sur un corps de chien.

«Les autorités irlandaises avaient remis en liberté M. Damache, après que la demande d'extradition formulée par les Américains eut échoué pour des problèmes de législation internationale», a ajouté la même source.

En octobre 2011, la justice américaine avait accusé M. Damache d'avoir apporté un «soutien logistique aux terroristes», parmi d'autres chefs d'inculpation qui pourraient lui valoir jusqu'à 45 ans de prison.

Selon les États-Unis, M. Damache avait participé, avec le Pakistanais Mohammed Hassan Khalid et l'Américaine Colleen LaRose - surnommée «Djihad Jane» - à une tentative de créer une organisation djihadiste aux États-Unis, pour offrir un «soutien logistique, financier y une aide au recrutement (...) pour un complot d'assassinat à l'étranger».

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