Terrorisme: Lavrov suggère une coalition internationale

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov... (PHOTO ANDREW MEDICHINI, AP)

Agrandir

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

PHOTO ANDREW MEDICHINI, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
ROME

Le monde doit bâtir une coalition internationale contre le terrorisme, comme il a su le faire lors de la Seconde Guerre mondiale, a jugé vendredi à Rome le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

« Si notre priorité est de vaincre le terrorisme, alors nous devons mettre de côté tout ce qui est secondaire, comme nous l'avons fait pendant la Seconde Guerre mondiale », a déclaré M. Lavrov lors de la conférence « Med-2015 » sur la Méditerranée à Rome.

Le ministre russe a appelé la communauté internationale à se montrer sur ce sujet « plus réaliste et moins idéologique ».

Le départ du président syrien Bachar al-Assad, posé comme un préalable par certains pays, est de ce point de vue une erreur, a-t-il assuré.

« À cause d'Assad, ils laissent l'EI [organisation djihadiste État islamique, NDLR] se développer », a-t-il relevé.

Bien sûr, il faut « des réformes politiques, une nouvelle Constitution et des élections anticipées doivent être considérées par les Syriens », mais c'est aux Syriens de décider eux-mêmes du départ ou non de M. Assad, a répété le ministre russe.

« Dire qu'on ne pourra obtenir le soutien de tous les membres de la coalition qu'une fois Assad parti, je pense que c'est une erreur », a-t-il insisté.

Citant l'Irak ou la Libye, M. Lavrov a souligné que leur situation est aujourd'hui pire que celle qui prévalait sous la présidence de Saddam Hussein en Irak ou de Mouammar Kadhafi en Libye, deux dirigeants dont le départ a été provoqué par intervention militaire d'une partie de la communauté internationale.

Le ministre russe doit participer dimanche à Rome à une conférence internationale sur la Libye. Il a promis vendredi d'aider faire progresser un accord entre les parties libyennes en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale.

Mais « il est impossible de résoudre cette question depuis l'extérieur », a-t-il insisté, alors que l'ONU peine à faire accepter cet accord conclu en octobre après six mois d'âpres négociations sous ses auspices.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer