La Grèce dément être menacée d'une sortie de l'espace Schengen

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Le premier ministre grec, Alexis Tsipras

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Agence France-Presse
ATHÈNES

La Grèce a nié mercredi que l'UE envisage de l'exclure de la zone de libre circulation Schengen pour sa mauvaise gestion des flux de réfugiés, rejetant vivement des «contre-vérités» relayées selon elle en ce sens par un article du Financial Times.

«Dans le cadre de l'UE, la question d'une sortie de la Grèce des accords de Schengen n'a jamais été posée», a affirmé la porte-parole du gouvernement, Olga Gerovassili.

«Malgré cela, des articles mensongers à ce sujet sont reproduits, dans une tentative de rejeter des responsabilités sur la Grèce pour la gestion des flux de réfugiés et migrants», a-t-elle dit.

La porte-parole réagissait, après le ministre à la politique migratoire Iannis Mouzalas, à un article publié mercredi par le Financial Times.

Invoquant des sources européennes anonymes, le FT affirme que l'UE a mis en garde la Grèce contre le risque d'une suspension de la zone Schengen de libre circulation si elle ne prenait pas de mesures supplémentaires pour renforcer le contrôle de ses frontières.

«La Grèce remplit, malgré de grandes difficultés, ses obligations européennes» en la matière, a affirmé Mme Gerovassili, avançant que cela avait été «clairement reconnu» lors d'une réunion en marge du sommet UE-Turquie dimanche.

Elle a accusé des «cercles européens» qui «croient que l'avenir de l'Europe peut se construire avec des réflexes phobiques, des clôtures et des exclusions» d'alimenter «ces derniers jours un climat hostile envers la Grèce avec l'inacceptable menace» d'une expulsion de l'espace Schengen.

Dans son édition publiée mercredi après-midi à Paris, le journal français Le Monde a toutefois fait état d'une mise en garde du même type, assurant que «la Grèce risque la sortie de Schengen».

Selon le journal, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker «a mis en garde le premier ministre grec Alexis Tsipras» en marge du sommet UE-Turquie de dimanche consacré à la crise migratoire.

La Hongrie et la Slovaquie notamment s'en sont récemment publiquement prises à Athènes, accusée de ne pas garantir la protection des frontières extérieures de l'UE.

M. Mouzalas avait auparavant dénoncé des critiques émanant des «États membres qui croient à tort que le flux de réfugiés peut être contrôlé par la Grèce».

Il a appelé l'UE à plutôt faire pression sur la Turquie, qui est «la porte» des flux vers l'Europe. «Si les flux ne sont pas contrôlés à partir des côtes turques, il est impossible que la Grèce, ou un quelconque membre de l'UE, puisse contrôler ces flux», a-t-il ajouté.

Selon le FT, les partenaires d'Athènes lui reprochent notamment de ne pas accepter le déploiement d'une mission spéciale de l'Agence européenne des frontières Frontex à ses frontières nord avec la Macédoine, au début de la route des Balkans vers l'Europe centrale et du nord.

«L'ouverture d'un bureau de Frontex chargé de procéder à cette frontière aux identifications de migrants n'ayant pas été enregistrés au préalable a été décidée» lors d'un mini-sommet européen consacré à la route migratoire des Balkans le 26 octobre, a rappelé une source gouvernementale grecque.

La Grèce coopère avec Frontex pour la surveillance de ses frontières maritimes et le sauvetage en mer des migrants empruntant la route égéenne, mais insiste sur le fait que la garde de ses frontières relève de sa seule souveraineté.

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