Le toit d'un autocar bondé arraché dans un tunnel en France

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Le chauffeur de l'autocar, âgé de 59 ans et réputé bon professionnel, a indiqué avoir suivi son GPS.

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Marine LAOUCHEZ
Agence France-Presse
La Madeleine

Six personnes gravement blessées étaient dans un état stable quelques heures après l'accident spectaculaire dimanche matin à La Madeleine, dans le nord de la France, d'un autocar espagnol. Le toit du bus a été complètement arraché en entrant dans un tunnel trop bas.

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Le chauffeur de l'autobus était effondré par les événements et en garde-vue dimanche.

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«Six personnes sont dans un état grave. Elles sont stables, elles ont été prises en charge aux urgences», a déclaré Jérôme Cuny, médecin des urgences du centre hospitalier de Lille, lors d'un point presse vers 16H00.

À cette heure, le pronostic d'un blessé était encore «réservé», mais un nouveau bilan établi par l'hôpital deux heures plus tard a écarté tout pronostic vital engagé.

Il faisait également état de 28 blessés légers parmi les 58 passagers de l'autocar, des ressortissants espagnols âgés de 18 à 29 ans, qui faisait la liaison entre Bilbao et Amsterdam. Vingt d'entre eux ont pu quitter l'hôpital.

Cinq heures après l'accident, devant la salle municipale réquisitionnée pour les passagers, Carlota, Ane et Nerea, âgées de 18 et 19 ans et originaires du Pays basque espagnol, avaient encore du mal à y croire.

«La plupart des gens dormaient. Moi je venais de discuter avec Ane. On n'a pas compris ce qui s'est passé», raconte Carlota.

«C'était horrible», ajoute Ane. «Tout à coup, le toit du tunnel était là», mime Carlota, la main juste au-dessus de sa tête.

Selon les jeunes filles, les blessés les plus importants étaient assis à l'arrière de l'autocar, parce que les débris ont été transportés par l'impact.

Les rescapés parmi les voyageurs attendaient de savoir quand ils pourraient rentrer en Espagne. Un rapatriement pourrait avoir lieu lundi matin. À l'abri dans une salle de sport, les passagers tentaient de trouver un peu de réconfort.

Un jeune garçon, égratigné au visage, sort fumer. Il dormait au moment de l'accident, aucun bruit, aucun mouvement ne l'a prévenu de l'imminence du drame. Il montre une vidéo de quelques secondes sur son portable prise immédiatement après l'impact. La confusion se lit sur le visage de son voisin de siège qui époussette des échardes de verre.

Un itinéraire inhabituel

Le chauffeur, âgé de 59 ans et réputé bon professionnel, était en garde-vue dimanche, a indiqué le parquet de Lille. Effondré face aux événements, il a indiqué avoir suivi son GPS, a rapporté le procureur, Frédéric Fèvre.

Les dépistages alcoolémie et stupéfiants sont négatifs, et le chronotachygraphe de l'autocar a été saisi, a précisé le magistrat. Un organisateur était également du voyage.

L'enquête a été confiée au commissariat de Lille.

Selon la préfecture du Nord, il s'agissait d'un trajet régulier, mais les deux chauffeurs, pour une raison inconnue, n'ont pas emprunté l'itinéraire habituel.

«On voit beaucoup de camionnettes s'encastrer, mais un bus pour moi c'est la première fois», a expliqué Christian Janssens, premier adjoint de la ville de La Madeleine.

Le voyage était affrété par une compagnie du Pays basque, du 25 juillet au 1er août. Les voyageurs devaient être hébergés dans un camping d'où différentes excursions étaient prévues, le tout pour 199 euros, a expliqué l'agence de voyages, contactée par l'AFP.

Les jeunes sont montés à bord de l'autocar à Bilbao, San Sebastian et Vitoria pour un départ samedi après-midi.

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