La justice turque interdit les images de l'attentat de Suruç sur l'internet

Depuis plus d'un an, le gouvernement islamo-conservateur au... (PHOTO DADO RUVIC, REUTERS)

Agrandir

Depuis plus d'un an, le gouvernement islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002 en Turquie s'en prend régulièrement aux réseaux sociaux et à leurs utilisateurs.

PHOTO DADO RUVIC, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Ankara

Un juge turc a interdit mercredi la diffusion sur les sites internet et les réseaux sociaux des photos et des vidéos de l'attentat suicide attribué au groupe djihadiste État islamique (EI) perpétré lundi près de la frontière syrienne, a-t-on appris de source officielle.

«Une décision de justice interdit les accès aux images de l'attaque sur Twitter», a indiqué à l'AFP un responsable turc sous couvert de l'anonymat.

Cette mesure, qui vise à la demande du parquet les nombreuses photos et vidéos prises dans les minutes qui ont suivi l'attentat, a provoqué des ralentissements sur le réseau Twitter notamment, que certains internautes ont cru totalement bloqué.

«Nous sommes en discussion avec Twitter pour tenter de résoudre ce problème», a précisé le responsable turc.

Un «kamikaze», identifié comme un Turc de 20 ans, s'est fait exploser lundi dans le jardin du centre culturel de Suruç, faisant 32 morts et une centaine de blessés parmi un groupe de jeunes militants de gauche partisans de la cause kurde qui souhaitaient traverser la frontière pour participer à la reconstruction de la ville syrienne de Kobané.

Depuis plus d'un an, le gouvernement islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002 en Turquie s'en prend régulièrement aux réseaux sociaux et à leurs utilisateurs.

Début 2014, le président Recep Tayyip Erdogan a ordonné à plusieurs reprises le blocage momentané de Twitter, Facebook ou YouTube, accusés notamment de diffuser des accusations de corruption visant son entourage.

En mars dernier, le Parlement turc a voté une disposition qui autorise le gouvernement à bloquer un site internet sans décision de justice, une mesure pourtant censurée quelques mois plus tôt par la Cour constitutionnelle au nom de la protection des libertés.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer