Un ordinateur de Merkel touché par la cyberattaque contre le Bundestag

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La chancelière Angela Merkel

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Agence France-Presse
Berlin

Un ordinateur de la chancelière Angela Merkel a été touché par la cyberattaque sans précédent qui a visé en mai le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, affirme le quotidien Bild dans son édition de dimanche.

L'attaque avait été constatée en mai et s'est avérée beaucoup plus importante et vaste que prévu, les services du Bundestag peinant à la contrôler. Selon les médias allemands, les pirates auraient pendant plusieurs semaines profondément infiltré le réseau informatique, parvenant à pirater des données.

Selon Bild, qui ne cite pas ses sources, l'attaque a notamment «infecté» l'un des ordinateurs du bureau dont dispose au Bundestag Mme Merkel, élue depuis 1990 de la circonscription de Stralsund (nord).

Selon le journal à gros tirage, cet ordinateur aurait été l'un des premiers sur lesquels l'attaque, de type «cheval de Troie», a été constatée.

Un porte-parole du groupe CDU, le parti conservateur de la chancelière, a indiqué au journal «ne pouvoir ni démentir ni confirmer» ces informations.

Interrogé sur un éventuel pillage des données de l'ordinateur de la chancelière, l'entourage de Mme Merkel n'a pas souhaité s'exprimer, rapporte Bild.

Les sites officiels de Mme Merkel, de la chancellerie et du Bundestag avaient déjà fait l'objet en janvier d'une cyberattaque, revendiquée par des pirates russes. Selon des médias allemands, la dernière attaque contre le Bundestag viendrait aussi de Russie et pourrait avoir été lancée par des services de renseignements de ce pays.

Jeudi, le président du Bundestag, le conservateur Norbert Lammert, a indiqué que, depuis deux semaines, plus aucune fuite de données n'avait été constatée, ce qui ne signifie pas qu'elles ont été «stoppées».

Selon Bild, la présence du «cheval de Troie» a été constatée vendredi sur quinze ordinateurs reliés au réseau informatique du Bundestag, qui a voté ce même jour une loi destinée à renforcer la sécurité informatique des grandes entreprises.

Des fuites de données ont été constatées sur cinq d'entre eux, poursuit le quotidien, selon lequel les «pirates» ont également utilisé le nom de la chancelière pour envoyer des courriels contenant des liens «contaminés».

L'administration du Bundestag a mis en garde les députés contre ces faux courriels usurpant le nom de la chancelière, écrit Bild.

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