Attentat avorté en France: trois personnes en garde à vue

Sid Ahmed Ghlam est soupçonné d'avoir projeté des... (PHOTO FRANCOIS LO PRESTI, AGENCE FRANCE PRESSE)

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Sid Ahmed Ghlam est soupçonné d'avoir projeté des attaques contre au moins une église et d'avoir tué dimanche dernier Aurélie Châtelain.

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Agence France-Presse
Paris

Trois personnes étaient dimanche en garde à vue dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Sid Ahmed Ghlam, mis en examen pour assassinat et pour un projet d'attentat contre une église près de Paris, a-t-on appris de sources concordantes.

Un Français de 27 ans a été interpellé dimanche matin à Saint-Ouen (banlieue nord de Paris), selon une source policière. Son ADN a été identifié sur une brosse à cheveux découverte au domicile parisien de l'étudiant algérien soupçonné d'avoir tué une femme et d'avoir préparé un attentat, selon une source proche du dossier.

Cette garde à vue a été confirmée par une source judiciaire.

Un autre homme est par ailleurs en garde à vue depuis samedi après que les policiers ont identifié son ADN dans une voiture liée à Ghlam et une troisième personne, susceptible d'avoir apporté un soutien logistique à Sid Ahmed Ghlam, a été arrêtée et placée en garde à vue dimanche, selon la source proche du dossier.

Depuis l'arrestation fortuite de Sid Ahmed Ghlam dimanche 19 avril, les enquêteurs tentent de déterminer les soutiens dont semble avoir bénéficié le suspect, connu des services de renseignement depuis le printemps 2014 pour s'être radicalisé.

Cette semaine, une femme de son entourage, interpellée mercredi à Saint-Dizier (nord-est), où a vécu Sid Ahmed Ghlam, a fait deux jours de garde à vue, avant d'être remise en liberté.

Cet Algérien de 24 ans a été mis en examen vendredi notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire. Il est soupçonné d'avoir projeté des attaques contre au moins une église et d'avoir tué dimanche dernier à Villejuif, près de Paris, Aurélie Châtelain, une femme de 32 ans dont le corps avait été retrouvé dans sa voiture.

Les services d'enquête soupçonnent son projet d'attentat d'avoir été «télécommandé à distance» par «un ou de mystérieux» hommes établis vraisemblablement en Syrie et lui ayant «ordonné clairement» de frapper des églises.

Les enquêteurs s'interrogent aussi sur l'importance et la provenance de l'arsenal retrouvé dans sa voiture et à son domicile.

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