TPIY: liberté provisoire pour Goran Hadzic, atteint d'un cancer du cerveau

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Au moment de son arrestation en juillet 2011, M. Hadzic était le dernier des 161 inculpés à être recherchés par le TPIY, fondé en 1993.

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Agence France-Presse
LA HAYE

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a accordé lundi près d'un mois de liberté à l'ancien chef politique des Serbes de Croatie Goran Hadzic, actuellement incapable d'assister à son procès en raison d'un cancer du cerveau en phase terminale.

La chambre d'appel «ordonne la libération provisoire de Goran Hadzic», ont indiqué les juges dans une décision rendue publique. Il sera en Serbie pour la durée de cette liberté provisoire et réintégrera le centre de détention du TPIY à La Haye début mai, soit juste avant son prochain scanneur cérébral prévu.

Au moment de son arrestation en juillet 2011, M. Hadzic était le dernier des 161 inculpés à être recherchés par le TPIY, fondé en 1993. Il est jugé depuis 2012 pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre pendant la guerre de Croatie (1991-1995)

Les juges d'appel ont évoqué dans cette décision, qui inverse celle prise en première instance, des «facteurs humanitaires impérieux».

L'accusé devra rester à Novi Sad pour la durée de sa liberté provisoire. Il suivra son traitement dans un institut spécialisé de cette ville du nord de la Serbie.

Goran Hadzic, 56 ans, souhaitait être remis en liberté provisoire afin d'être auprès de sa famille au cours de son traitement. Son procès est suspendu depuis octobre 2014, car il n'est pas en état d'y prendre part en raison des effets secondaires de son traitement, notamment par chimiothérapie.

Un cancer du cerveau en phase terminale avait été diagnostiqué en novembre et les médecins estiment qu'il lui reste entre 12 et 24 mois à vivre, selon les juges.

L'accusation souhaite que les procédures se poursuivent en l'absence de M. Hadzic, mais cette question n'a pas encore été réglée.

Goran Hadzic était en 1992 et 1993 le «président» de la République serbe autoproclamée de Krajina, qui couvrait environ un tiers du territoire de la Croatie.

Le TPIY lui reproche notamment son implication présumée dans les meurtres de centaines de civils croates et la déportation de dizaines de milliers de Croates et autres non-Serbes, dans le but de créer un État serbe en Croatie.

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