Vol 4U9525: quatrième jour de recherche

Pour les enquêteurs, il s'agit avant tout de... (PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Agrandir

Pour les enquêteurs, il s'agit avant tout de retrouver la deuxième boîte noire et d'identifier au plus vite les corps évacués de la montagne, notamment grâce à des prélèvements effectués sur les familles jeudi après-midi.

PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, AGENCE FRANCE-PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Seyne

Enquêteurs et secouristes ont repris, pour la quatrième journée consécutive, vendredi, leurs recherches pour localiser la seconde boîte noire de l'A320 de Germanwings et identifier les 150 victimes de l'écrasement, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

Trente-sept secouristes et onze gendarmes de la police scientifique doivent être dépêchés sur la zone d'impact de l'appareil au départ de Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), située à une dizaine de kilomètres des lieux du drame, à bord de deux hélicoptères, contre cinq jusqu'à présent, a-t-on appris auprès de la gendarmerie qui a précisé que les opérations avaient débuté à 9h00 (heure locale).

Pour les enquêteurs, il s'agit avant tout de retrouver la deuxième boîte noire et d'identifier au plus vite les corps évacués de la montagne, notamment grâce à des prélèvements effectués sur les familles jeudi après-midi.

«Des débris de l'avion, il ne reste pas grand-chose, c'est surtout les restes humains qui sont nombreux à collecter, les opérations pourraient encore durer deux semaines», a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel Xavier Vialenc, porte-parole de la gendarmerie.

Le dispositif est toujours le même, selon ce responsable: un gendarme du peloton de haute montagne assure un enquêteur en cordée. Parmi la quinzaine d'enquêteurs, dix se consacrent aux prélèvements ADN et cinq autres à l'enquête judiciaire.

«Nous avons un labo in situ mis en place dans la commune, dans un local technique de Seyne, à 800 m de la dropzone (aérodrome) ou nous procédons à la chaîne d'identification des victimes», a précisé le lieutenant-colonel Vialenc.

Une quarantaine d'enquêteurs y travaillent, se basant sur les «prélèvements effectués sur la montagne, rapatriés par hélicoptère jusqu'à l'aérodrome (dropzone), avant d'être transférés par six gendarmes» jusqu'au laboratoire. «On extrait l'ADN ici et on fait la comparaison avec les prélèvements effectués sur les familles», a-t-il ajouté.

Le local technique de Seyne a été reconverti en laboratoire biologique avec plusieurs tentes blanches complètement opaques, raccordées à des générateurs. Il y a également plusieurs camions frigorifiques ainsi que des véhicules de l'identification criminelle. L'endroit est sous haute surveillance: plusieurs voitures de police montaient la garde devant la grille du portail qui a été entièrement masquée.

La route entre l'aérodrome et ce laboratoire est bouclée depuis le début des recherches par de nombreux gendarmes qui ne laissent passer que quelques riverains et refusent l'accès aux centaines de journalistes présents à Seyne depuis mardi soir.

Après l'arrivée jeudi des familles espagnoles, allemandes d'une part et de l'équipage d'autre part, seule une petite dizaine d'Espagnols ont souhaité rester dans les environs, selon le secrétaire d'État espagnol à l'Aménagement, Julio Gomez Pomar, qui a indiqué jeudi soir que «7 à 10 personnes sur les 77 Espagnols» venus sur place avaient souhaité rester dans la région.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer