Allemagne: trois manifestations sous haute sécurité

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Le rassemblement du mouvement anti-islam Pegida de la région a également été de moindre importance que prévu.

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Agence France-Presse
BERLIN

Des salafistes, des casseurs et des associations antiracistes ont manifesté samedi à Wuppertal dans trois rassemblements séparés placés sous haute protection policière par crainte d'éventuels débordements, a indiqué la police de la ville.

Quelque 1000 policiers ont été déployés dans les rues de cette ville de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, proche de Düsseldorf, a précisé un porte-parole de la police à l'AFP. Des canons à eau ont également été déployés, mais la police n'y a pas eu recours malgré des jets de bouteille de verre et quelques bagarres, a-t-il précisé.

Alors que 400 personnes de la mouvance salafiste étaient attendues, «l'affluence a été nettement moins importante», a ajouté ce policier. Le rassemblement du mouvement anti-islam Pegida de la région a également été de moindre importance que prévu, selon la même source.

En revanche, la manifestation organisée à l'appel d'associations pour la tolérance et contre le racisme a rassemblé quelque 700 personnes en début d'après-midi, soit le double de ce qui était attendu, selon la police.

Les trois rassemblements n'ont pas été autorisés à défiler dans les rues en raison du comportement violent de certains manifestants et ont dû rester à leur point de ralliement.

Depuis plusieurs jours, la police se prépare à ces rassemblements qui avaient donné lieu à des débordements en octobre dans la ville voisine de Cologne. Quarante-quatre policiers avaient été blessés dans des affrontements avec des hooligans qui avaient lancé des slogans tels que «les étrangers dehors».

Une poignée de salafistes avait également «patrouillé» dans les rues de Wuppertal (ouest) l'été dernier, se revendiquant d'une «police de la charia». À plusieurs reprises ils avaient enjoint aux clients de discothèques à ne pas boire de l'alcool ou à ne pas écouter de la musique.

L'affaire avait fait grand bruit, faisant réagir la chancelière Angela Merkel qui avait rappelé que personne n'était autorisé à se substituer à la police.

Depuis, cette «police de la charia» n'a plus jamais fait parler d'elle.

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