Madrid renforce la sécurité, le siège d'El Pais évacué

Des gens se sont reccueillis devant l'ambassade de France à Madrid.... (Photo: AFP)

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Des gens se sont reccueillis devant l'ambassade de France à Madrid.

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Attentats à Paris

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
Madrid

L'Espagne a annoncé mercredi avoir renforcé son niveau d'alerte antiterroriste, dénonçant l'attentat «vil et lâche» à Paris, au moment où le siège du groupe du journal El Pais à Madrid était évacué deux heures pour une fausse alerte.

A l'issue d'une réunion d'urgence des responsables de la lutte antiterroriste, le ministre de l'Intérieur Jorge Fernandez Diaz a affirmé que le niveau de protection antiterroriste montait d'un cran et que Madrid avait échangé directement des informations avec la France.

Elle se situe désormais au niveau 3 avec une intensité basse, contre le niveau 2 avec une intensité haute, sur une échelle de 5 niveaux comportant chacun une intensité basse et haute.

Cette mesure, «homogène avec celles prises dans d'autres pays», a été prise par précaution bien qu'il «n'existe aucun élément objectif qui permette de parler d'un risque additionnel d'attentat en Espagne comme conséquence de ce qui s'est passé» à Paris, a ajouté le ministre.

«Il existe une claire lutte pour prendre le leadership du monde de la terreur entre Al-Qaïda et Daesh (groupe État islamique) et cela peut se traduire par la tentative de commettre des attentats» et par une escalade dans la terreur, a-t-il ajouté, évoquant la piste islamiste.

Auparavant, le gouvernement espagnol avait condamné «l'acte terroriste vil et lâche commis aujourd'hui contre le siège de l'hebdomadaire français Charlie Hebdo à Paris».

Dans un télégramme de condoléances adressé au président français François Hollande, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a assuré la France qu'elle pouvait «compter sur la coopération de (s)on gouvernement dans la lutte contre le terrorisme».

Signe de tension, les plus de 300 personnes présentes au siège du groupe de presse du journal El Pais à Madrid ont été évacuées environ deux heures après une fausse alerte au paquet suspect.

«Il y a une inquiétude, évidemment avec ce qui s'est passé à Paris» où une attaque contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a fait 12 morts, a déclaré à l'AFP le directeur de communication d'El Pais Pedro Zuazua. D'autant qu'il n'y avait pas eu d'alerte de ce type «depuis de nombreuses années», a-t-il précisé.

L'homme a alarmé les agents de sécurité en insistant pour déposer le paquet à l'entrée principale et non comme on lui demandait aux services du courrier, situés à l'arrière du bâtiment, a-t-il expliqué.

Finalement, «c'était une fausse alerte» et le personnel a regagné le bâtiment un peu avant 16h00. Le paquet «contenait une bouteille et du matériel qui ne présentait aucun danger», a précisé par la suite à la presse le rédacteur en chef d'El Pais, Antonio Cano.

Les deux grands journaux satiriques espagnols, El Jueves et Mongolia, ont exprimé mercredi leur solidarité avec Charlie Hebdo, Mongolia reproduisant sur Twitter la «une» polémique du journal français consacrée au prophète Mahomet.

«Aujourd'hui, nous sommes tous Charlie Hebdo et nous soutenons la liberté d'expression», écrit l'éditeur du mensuel Revista Mongolia lancé en mars 2012, Gonzalo Boye, sur son compte Twitter.

Il accompagne son message d'un dessin de Cabu, qui compte parmi les douze morts de l'attentat : se prenant la tête dans les mains, Mahomet déclare dans ce dessin «c'est dur d'être aimé par des cons», tandis qu'une légende précise «Mahomet débordé par les intégristes».

L'hebdomadaire El Jueves, publié en Espagne depuis 1977, écrit, quant à lui, en lettres noires sur son site internet: «Sale temps pour l'humour», au-dessus du dessin d'un encrier baignant dans une flaque de sang.

Mercredi soir, bras levé brandissant un stylo ou une pancarte «Je suis Charlie», plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Madrid devant l'ambassade de France, scandant «liberté d'expression».

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