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Les nazis auraient-ils perdu la guerre si Staline n'avait pas été «implacable»?

«Il est difficile de dire si nous aurions... (PHOTO VASILY MAXIMOV, AFP)

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«Il est difficile de dire si nous aurions pu gagner la guerre si le pouvoir n'avait pas été aussi implacable», se questionne Vladimir Poutine.

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Agence France-Presse
MOSCOU

L'Union soviétique n'aurait probablement pas gagné la guerre contre l'Allemagne nazie si le régime de Staline n'avait pas été aussi «implacable», a estimé mercredi le président russe Vladimir Poutine qui manifeste souvent une attitude équivoque à l'égard du dictateur.

«Il est difficile de dire si nous aurions pu gagner la guerre si le pouvoir n'avait pas été aussi implacable», a lancé le chef d'État russe au cours d'une rencontre avec des universitaires et des professeurs d'histoire dans un musée d'Histoire à Moscou.

«Et si nous avions perdu, quelles en auraient été les conséquences? Catastrophiques!», s'est exclamé M. Poutine cité par les agences de presse russes.

Les autorités russes ont depuis la chute de l'URSS une position ambivalente à l'égard de Staline : officiellement dénoncé pour la Terreur d'État qu'il a orchestrée dans les années 30 et jusqu'à sa mort en 1953, il est toujours enterré devant le Kremlin, sur la place Rouge, l'endroit le plus symbolique et le plus prestigieux de Russie.

Sa mémoire est saluée par de nombreux Russes et ressortissants des ex-républiques soviétiques qui mettent en avant son rôle dans la défaite de l'Allemagne nazie face à l'URSS.

En 2012, Staline est arrivé en tête d'un sondage concernant les plus grandes personnalités russes, alors que son règne avait été caractérisé par un régime de terreur et d'arbitraire, la déportation de peuples entiers (Tchétchènes, Ingouches et Tatars de Crimée) et la mort de millions de personnes, fusillées ou exterminées dans les camps.

Vladimir Poutine a par ailleurs appelé les historiens russes à écrire l'histoire de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars par Moscou, avant que les Ukrainiens ne l'écrivent.

Il faut écrire l'histoire de cette «partie intégrante de notre code culturel (...) tant que d'autres ne l'ont pas écrite», a-t-il dit en allusion aux «collègues ukrainiens politisés» des historiens russes.

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