Le «sacrement sexuel» et l'accueil d'homosexuels évoqués au synode

Un évêque prend une photo à l'aide de... (PHOTO MAX ROSSI, ARCHIVES REUTERS)

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Un évêque prend une photo à l'aide de sa tablette électronique, au Vatican, le 6 octobre.

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Agence France-Presse
CITÉ DU VATICAN

Un couple australien a montré mardi la liberté de ton au synode de l'Église catholique sur la famille en exaltant le mariage en tant que «sacrement sexuel» et en évoquant l'accueil d'homosexuels, a rapporté le Vatican.

Au début de chacune des sessions de travail de cette assemblée d'évêques, un couple marié doit présenter un témoignage concret des situations actuelles.

Lundi, à l'ouverture de ce synode sur les défis de la famille dans le monde moderne qui doit durer jusqu'au 19 octobre, le pape François avait demandé à tous de parler franchement, sans dissimulation, ne cachant pas les divergences, afin de permettre un vrai dialogue.

«Nous nous sommes rendu compte que la seule caractéristique qui différenciait notre relation sacramentelle de toute autre bonne relation centrée sur le Christ était l'intimité sexuelle»,ont rapporté Ron et Mavis Pirola, venus de Sydney.

«Le mariage est un sacrement sexuel avec sa pleine expression dans les relations sexuelles», ont-ils insisté. «Tant que les couples mariés (catholiques) ne considèrent pas l'union sexuelle comme une partie essentielle de leur spiritualité, il est extrêmement difficile d'apprécier la beauté des enseignements» de l'Église sur l'accueil à la vie et la procréation.

Le couple a aussi cité plusieurs situations dans lesquelles des catholiques pratiquants ont soutenu et accueilli sans jugement des fidèles en situation irrégulière pour la hiérarchie de l'Église.

Ainsi, un couple de leurs amis a accepté d'inviter le compagnon de leur fils homosexuel à partager la fête de Noël en famille.

«Ils croyaient pleinement dans les enseignements de l'Église et ils savaient que leurs petits-enfants les verraient accueillir le fils et son partenaire dans la famille. Leur réponse peut être résumée en trois mots: "il est notre fils"», ont témoigné Ron et Mavis.

Loin de chercher à changer la doctrine, le pape François souhaite que l'Église réserve un meilleur accueil aux personnes dont les situations personnelles ne suivent pas cette doctrine (divorcés, homosexuels, couples non mariés, mères célibataires).

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