Vente de navires Mistral à la Russie: l'Ukraine déçue par la France

Le Vladivostok, premier porte-hélicoptères Mistral qui doit être... (PHOTO FRANK PERRY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Le Vladivostok, premier porte-hélicoptères Mistral qui doit être livré à la Russie, photographié en mars 2014 à Saint-Nazaire, en France.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Kiev

L'Ukraine est «très déçue» par la décision de la France d'honorer son contrat de vente à la Russie de navires de guerre Mistral, a déclaré jeudi le président ukrainien, Petro Porochenko.

«Ce n'est pas une question d'argent, d'industrie ou d'emplois. C'est une question de valeurs», a dit M. Porochenko lors d'une rencontre avec des députés du Parlement européen, alors que l'Ukraine fait face à une sanglante insurrection armée prorusse dans l'est du pays, initiée, selon Kiev, par la Russie, qui fournit des armes aux séparatistes.

Washington et Londres ont vivement dénoncé le choix de la France de livrer un premier navire, le président américain, Barack Obama, regrettant qu'une suspension du contrat n'ait pas été décidée par Paris.

Dans le passé, plusieurs annulations ou suspensions de contrats d'armement déjà réglés sont déjà intervenues dans le monde en raison de conflits, hors sanctions internationales.

«Il y a une règle qui est que les contrats signés et payés sont honorés», a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en réponse aux critiques britanniques et américaines reprochant à Paris de vouloir livrer un porte-hélicoptère Mistral à Moscou en dépit de la crise en Ukraine.

Il a rappelé que le contrat Mistral, portant sur des porte-hélicoptères amphibies d'assaut, avait été signé en 2010.

Le président français, François Hollande, a affirmé lundi que le premier navire Mistral du contrat franco-russe serait livré comme prévu en octobre, conditionnant la livraison d'un second navire à l'attitude de Moscou dans la crise ukrainienne.

Jusqu'alors les autorités françaises avaient affirmé que la livraison du premier Mistral dépendait d'une décision attendue à l'automne d'une commission interministérielle chargée de valider l'exportation d'un matériel de guerre.




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