Ukraine: Cameron veut des sanctions économiques d'envergure contre la Russie

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Il est «temps (pour l'UE) de commencer à entrer dans la phase 3 des sanctions, donc, par exemple, je ne pense pas que de futures ventes d'armes de la part de n'importe quel pays d'Europe devraient se poursuivre», a déclaré le premier minitre britannique David Cameron.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Londres

Le premier ministre britannique, David Cameron, a appelé lundi l'Union européenne à adopter des sanctions économiques d'envergure contre la Russie et à cesser toute vente d'armes à ce pays, pointant du doigt celles de la France.

Il est «temps (pour l'UE) de commencer à entrer dans la phase 3 des sanctions, donc, par exemple, je ne pense pas que de futures ventes d'armes de la part de n'importe quel pays d'Europe devraient se poursuivre», a-t-il dit. «Nous avons déjà stoppé celles du Royaume-Uni», a ajouté David Cameron devant la chambre des Communes, la chambre basse du Parlement.

À la suite de l'écrasement du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont averti dimanche que de nouvelles sanctions pourraient être décidées mardi à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères si le président russe, Vladimir Poutine, n'obtient pas des séparatistes prorusses en Ukraine un accès «libre et total» au site de la catastrophe.

La phase 3 des sanctions comporte des mesures susceptibles d'affecter gravement l'économie russe: activités financières des oligarques russes à la City de Londres, contrat des navires de guerre Mistral entre la France et Moscou, entreprises allemandes très implantées en Russie, etc.

Interrogé spécifiquement sur la vente controversée des navires militaires français de type Mistral à la Russie, David Cameron a répondu: «franchement, il serait impensable dans ce pays de mener à bien une commande comme celle qu'ont les Français, mais nous devons mettre la pression sur tous nos partenaires pour dire que nous ne pouvons pas continuer à faire des affaires comme si de rien n'était avec un pays, quand il se comporte comme ça».

Il a également affirmé qu'il «y a des preuves montrant que la Russie a fourni un entraînement aux combattants séparatistes sur un site dans le sud-ouest de la Russie, incluant une formation aux systèmes de défense aérienne».

«Le scénario devient de plus en plus clair et le poids des preuves fait pencher la balance d'un côté: le vol MH17 a été abattu par un missile SA11 tiré par les séparatistes», a-t-il dit.

Dix Britanniques figurent parmi les 298 victimes du vol Amsterdam-Kuala Lumpur, abattu probablement par un missile tiré, selon les États-Unis, d'une zone contrôlée par les rebelles appuyés par la Russie, jeudi.

«L'UE sera prête à prendre des mesures supplémentaires, dans de nouveaux domaines, en particulier celui des biens industriels sophistiqués qui peuvent avoir un double usage, notamment à des fins de défense», avait déclaré lundi matin le premier ministre sur Sky News.

«Les pays de l'UE doivent maintenant montrer une vraie détermination et une vraie solidarité pour envoyer ce message à la Russie», a ajouté David Cameron, qui s'est également entretenu dimanche avec Vladimir Poutine.

Les Européens ont déjà imposé des sanctions à la Russie après l'annexion éclair de la Crimée en mars. L'UE a ainsi établi une liste de 72 personnes visées par une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE et un gel des avoirs.

L'UE a fait un pas supplémentaire vendredi en élargissant la base juridique permettant d'inscrire plus d'entités sur la liste.

Les Européens sont divisés sur l'étendue et la sévérité des sanctions dans la mesure où certains États membres, comme l'Italie et l'Allemagne, ont des relations économiques très étroites avec Moscou.




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