Belgique: bataille de tweets entre leaders flamands et francophones

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Cette bataille de tweets a été lancée à la mi-journée par M. De Wever, le président de la Nouvelle-alliance flamande (N-VA), le parti le plus populaire de Flandre, qui promeut l'indépendance à terme de la province néerlandophone. Il inspire pour cela une profonde méfiance chez les francophones.

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Agence France-Presse
BRUXELLES

Le chef des nationalistes flamands, Bart De Wever, a créé la surprise mercredi en lançant un appel sur Twitter en français pour demander aux francophones de Belgique de lui «donner une chance», à quatre jours des élections législatives.

Le premier ministre, le socialiste francophone Elio Di Rupo, lui a aussitôt répondu avec un tweet en néerlandais, tandis que le patron du PS choisissait de réagir en latin.

Cette bataille de tweets a été lancée à la mi-journée par M. De Wever, le président de la Nouvelle-alliance flamande (N-VA), le parti le plus populaire de Flandre, qui promeut l'indépendance à terme de la province néerlandophone. Il inspire pour cela une profonde méfiance chez les francophones.

«Nous avons les meilleures intentions à votre égard», leur a assuré M. De Wever dans la vidéo postée sur son compte Twitter qu'il a commencé à alimenter mercredi. «Nous vivons dans deux démocraties différentes, chacune avec ses partis politiques, ses médias et ses institutions», mais «je vous demande seulement de donner une chance à la N-VA», ajoute le maire d'Anvers, deuxième ville du royaume.

Actuellement dans l'opposition à la large coalition au pouvoir, la N-VA espère diriger le pays en dépassant dimanche la barre des 30 % des suffrages en Flandre.

Dans la vidéo, M. De Wever dénonce le «modèle PS», le principal parti francophone. «Partout où le PS est le plus fort, les niveaux de pauvreté et les taux de chômage sont les plus élevés», affirme-t-il.

M. Di Rupo a aussitôt réagi avec un tweet citant un dicton néerlandais: «Un chat dans le pétrin fait des bonds étranges».

Puis le président du PS, Paul Magnette, a cité en latin une maxime de Suétone: «Le renard peut changer d'apparence, pas de moeurs». «Votre duplicité ne trompe personne, M. De Wever», a-t-il ajouté en français.

Des commentateurs politiques ont souligné que M. De Wever tentait, en lançant son appel aux francophones, de donner un nouveau souffle à sa campagne face à l'offensive des trois partis flamands participant à la coalition au pouvoir. Le président de la Flandre, Kris Peeters, a effectué mardi une visite remarquée en Wallonie francophone. «La Wallonie est notre meilleur voisin», a-t-il affirmé.




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