Des Pussy Riot agressées à Sotchi

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Des membres d'une milice cosaque ont attaqué le groupe de musique Pussy Riot à l'aide de fouets, mercredi à Sotchi.

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Natalia Vasilieva
Associated Press
Sotchi, Russie

Des membres d'une milice cosaque ont attaqué le groupe Pussy Riot à l'aide de fouets, mercredi à Sotchi, au moment où les musiciens tentaient de jouer sous une affiche annonçant la tenue des Jeux olympiques.

Six membres du groupe - cinq femmes et un homme - avaient enfilé leurs passe-montagnes criards traditionnels et préparaient leurs instruments quand au moins dix Cosaques et d'autres responsables de la sécurité sont arrivés. Un Cosaque a semblé utiliser du poivre de Cayenne, un autre a frappé plusieurs membres du groupe, et d'autres ont arraché les masques et lancé la guitare dans une poubelle.

Les policiers arrivés sur place ont interrogé des témoins, mais personne n'a été arrêté.

Les Cosaques ont violemment arraché les masques des musiciennes. Une membre du groupe, Nadezhda Tolokonnikova, a été fouettée pendant qu'elle se trouvait au sol.

L'incident a duré moins de trois minutes, mais un membre des Pussy Riot, un homme, a eu le visage ensanglanté après avoir possiblement été jeté au sol.

Plus tard mercredi, Mme Tolokonnikova et sa collègue Maria Alekhina ont offert une mini-performance inattendue au centre de Sotchi, cette fois à côté des anneaux olympiques, devant l'hôtel de ville.

Elles ont joué d'une guitare en plastique et sauté partout en chantant-criant en russe: «Poutine va vous enseigner à aimer la mère patrie!». Un complice déguisé en mascotte olympique s'est joint à elles pour un moment, apparemment à la blague.

Les policiers ont observé la scène sans intervenir. Quelques passants ont insulté les musiciennes et crié à ceux qui s'étaient arrêtés qu'ils devraient avoir honte.

Les adversaires de Pussy Riot sont arrivés un peu plus tard. Un était déguisé en poulet et les autres portaient des morceaux de papier sur lesquels étaient écrites des insultes sexuelles grossières à l'endroit des musiciennes.

Le groupe Pussy Riot s'est valu une renommée internationale en 2012 après une performance impromptue dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Ses membres avaient offert une «prière punk» implorant la Vierge Marie de sauver la Russie de Vladimir Poutine, qui s'apprêtait alors à reprendre la présidence.

Mmes Tolokonnikova et Alekhina avaient été condamnées à deux ans de prison, avant d'être libérées en décembre grâce à une mesure d'amnistie.

Les deux femmes avaient été détenues par la police pendant quelques heures mardi, apparemment en lien avec un vol commis à l'hôtel où elles étaient descendues. Aucune accusation n'a été portée contre elles.

Pour sa part, le Comité international olympique a prévenu qu'il serait «entièrement inapproprié» pour les Pussy Riot de manifester sur les sites olympiques.

Un porte-parole du CIO, Mark Adams, a déclaré mercredi que les sites olympiques ne sont pas un endroit approprié où organiser des démonstrations.

Les Cosaques ont été recrutés comme force policière auxiliaire l'an dernier pour patrouiller dans les rues de la province de Krasnodar, qui englobe Sotchi.




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