Schettino aurait refusé par deux fois de remonter à bord du Concordia

Le commandant Francesco Schettino a toujours prétendu qu'il... (PHOTO ALESSANDRO LA ROCCA, ARCHIVES AP/LA PRESSE)

Agrandir

Le commandant Francesco Schettino a toujours prétendu qu'il avait demandé que le canot de sauvetage fasse demi-tour et le ramène au Concordia, mais que cette requête lui avait été refusée.

PHOTO ALESSANDRO LA ROCCA, ARCHIVES AP/LA PRESSE

Ella IDE
Agence France-Presse
Rome

Le commandant du Costa Concordia, Francesco Schettino, a refusé par deux fois de remonter à bord du paquebot qui allait sombrer, alors qu'il se trouvait sur un rocher de la rive, a affirmé lundi un responsable des secours témoignant à son procès.

Trente-deux personnes avaient perdu la vie dans ce naufrage le 14 janvier 2013, devant l'île du Giglio en Toscane. Schettino a toujours déclaré avoir glissé du bateau et être tombé contre son gré dans un canot de sauvetage qui l'avait ensuite amené jusqu'à ce récif sur le littoral.

«Quand je suis arrivé sur le rocher où se trouvait Schettino, je lui ai dit que j'allais le ramener au port du Giglio pour qu'il puisse prendre un bateau pneumatique et revenir sur le Concordia», a témoigné Carlo Galli, chef de la police locale coordonnant les opérations de secours.

«Schettino m'a affirmé qu'il devait rester pour surveiller son bateau. Quand je lui ai répété ma proposition de le ramener, un autre officier du navire présent lui a dit que c'était une bonne idée de le faire revenir à bord. Schettino a dit non de nouveau», a ajouté M. Galli.

Schettino a toujours prétendu qu'il avait demandé que le canot de sauvetage fasse demi-tour et le ramène au Concordia, mais que cette requête lui avait été refusée.

Sur le rocher, «Schettino était sec, à la différence du reste des passagers qui étaient avec lui. Il a demandé d'utiliser mon téléphone portable, mais j'en avais besoin pour coordonner le sauvetage. Nous avons ramené les passagers au rivage, il est resté en arrière avec un ou deux autres officiers», a encore raconté M. Galli.

Le tribunal a aussi entendu le témoignage d'Andrea Bongiovanni, un officier de bord qui a affirmé avoir tenté de persuader Schettino de lancer l'alarme bien avant qu'il décide de le faire effectivement.

«Nous ne l'avons fait que plus tard», et, une fois que le désastre est devenu évident pour lui, «le capitaine m'a regardé dans les yeux et m'a dit: ma carrière est finie», a-t-il raconté.

Le procès a commencé en juillet et devrait encore durer des mois, le temps d'entendre les témoignages de centaines de témoins.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer