Nouveau braquage à Cannes, un horloger visé

Un policier scientifique examine les lieux du braquage,... (Photo AFP)

Agrandir

Un policier scientifique examine les lieux du braquage, en l'occurence une horlogerie.

Photo AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
Cannes

Deux hommes cagoulés et armés ont braqué mercredi matin un horloger de luxe sur la Croisette à Cannes, trois jours après un vol à main armée au Carlton au butin record de plus de 100 millions d'euros.

Selon une source proche de l'enquête, le premier malfaiteur a pénétré, tel un simple client, dans le magasin Kronometry, situé en face du Palais des festivals, muni d'une grenade, avant de faire entrer son complice équipé, lui, d'une arme de poing.

Les deux voleurs ont ensuite menacé le responsable et les trois vendeurs, leur demandant d'ouvrir les vitrines, sans faire usage de leurs armes. Ils se sont emparés d'une quarantaine de montres pour un préjudice inconnu à ce stade, avant de prendre la fuite.

Sur place, les techniciens de la police scientifique et technique ont procédé aux premières constatations dans la petite boutique à la façade discrète et aux vitres fumées. Dans les vitrines latérales, les présentoirs étaient vides, a constaté un photographe de l'AFP.

Peu avant 14H00 (heure locale), le cordon de police a été retiré. Seule trace de ce braquage express, le magasin gardait ses portes closes, tandis qu'un vigile tenait la garde, sous le regard de nombreux badauds.

La police judiciaire de Nice est saisie de l'enquête sur ce vol qui survient après un précédent en février chez ce même horloger, où avaient alors été dérobées quelque 150 montres, d'une valeur estimée à 1 million d'euros. Au moins deux malfaiteurs avaient perpétré ce casse en plein jour, en moins de 10 minutes, pendant la pause déjeuner des employés, en passant par un immeuble mitoyen et en perçant une baie vitrée donnant sur une arrière-cour.

Renforcer la sécurité sur la Croisette

La Croisette, une des principales artères du luxe en France, qui aligne les boutiques haut de gamme face à la mer, connaît ainsi son deuxième braquage en quelques jours après le vol de bijoux commis dimanche à l'hôtel Carlton, à l'occasion de l'exposition-vente «Extraordinary Diamonds», organisée par la maison Leviev, propriété du magnat israélien Lev Leviev.

Foulard dissimulant son visage et casquette sur la tête, un homme seul, entré sans effraction par une porte-fenêtre, avait menacé de son pistolet le personnel et les agents d'une société de sécurité privée qui se trouvaient dans la pièce et s'était fait remettre les bijoux incrustés de diamants. Un vol à main armée en apparence confondant de facilité.

Au total, 72 pièces (bagues, rivières de diamants, pendentifs, etc.), dont «34 d'exception», sont désormais dans la nature. Les pièces d'exception, qui valent «plusieurs millions de dollars chacune, étaient assurées, ce qui n'était pas le cas pour les autres, d'un montant avoisinant les «20 000 à 40 000 dollars» pièce, a précisé une source proche de l'enquête. Montant du butin: 136 millions de dollars, soit plus de 100 millions d'euros, un record mondial.

Aussitôt après ce casse d'anthologie, la sécurité de l'hôtel a été mise en cause par des représentants du personnel, qui ont accusé la direction de «laisser-aller». Dans la foulée, le préfet des Alpes-Maritimes Adolphe Colrat a annoncé mardi vouloir renforcer la sécurité autour des enseignes de luxe de la Croisette, en mettant en place un comité sur le modèle de celui qui fédère, depuis des décennies, les grandes maisons de la place Vendôme à Paris.

En attendant, après ces deux vols survenus tous deux avant midi, la police cannoise a indiqué mercredi à l'AFP qu'elle allait «bénéficier d'un petit renfort départemental pour patrouiller non seulement sur la Croisette, mais aussi dans les rues commerçantes du centre-ville», notamment le matin. Cinq fonctionnaires supplémentaires sont donc attendus dès jeudi.

D'autres vols de bijoux ont récemment eu lieu à Cannes et dans sa région, notamment durant le festival de cinéma. En mai, un collier de diamants d'une valeur de deux millions d'euros du joaillier suisse De Grisogno avait été dérobé lors d'une soirée de prestige au Cap d'Antibes en marge du festival. Quelques jours plus tôt, des bijoux de la maison Chopard, estimés à un million d'euros, avaient disparu dans un hôtel Novotel.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1607523:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer