France: troisième inculpation dans l'enquête sur le tueur jihadiste Merah

Mohamed Merah, 23 ans, a assassiné dans le... (IMAGE: ARCHIVES AP/FRANCE 2)

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Mohamed Merah, 23 ans, a assassiné dans le sud-ouest de la France trois militaires les 11 et 15 mars, puis trois enfants et un père de famille dans une école juive le 19 mars. Le jeune djihadiste français est mort à la suite du siège de son appartement, le 22 mars.

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Beatrix Baconnier Martin
Agence France-Presse
Paris

L'enquête sur les complicités dont pourrait avoir bénéficié le jihadiste français Mohamed Merah, auteur de sept assassinats en 2012, a progressé avec une troisième inculpation samedi, celle d'un délinquant soupçonné d'avoir fourni des armes au tueur.

Un peu plus d'un an après les assassinats par Merah de trois militaires, puis de trois enfants et d'un enseignant juifs, en mars 2012 à Toulouse et Montauban (sud-ouest de la France), un homme a été mis en examen (inculpé) et écroué, a-t-on appris de source judiciaire.

Cet homme, Fetah Malki, 30 ans, a été inculpé pour complicité d'assassinat en relation avec une entreprise de nature terroriste, recel de vol, acquisition et cession d'armes en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, selon cette source.

Selon des sources judiciaire et proche de l'enquête, Malki a reconnu avoir fourni des armes à Mohamed Merah, tout en affirmant ne pas avoir eu connaissance de ses intentions criminelles.

Connu de la police pour des actes de délinquance de droit commun, Fetah Malki est une connaissance toulousaine des frères Merah.

Il est aussi soupçonné de s'être procuré le gilet pare-balles volé qui a été trouvé sur le corps de Merah, abattu par la police lors d'un échange de coups de feu après l'assaut de son domicile.

Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir fourni à Merah «au moins deux armes, dont le pistolet-mitrailleur Uzi» qui est l'une des armes que le tueur portait lors de l'attaque de l'école juive de Toulouse où il a assassiné trois enfants et un enseignant.

Fetah Malki avait été interpellé mardi après-midi à Toulouse puis transféré vendredi soir à Paris.

Avant lui, deux hommes ont déjà été inculpés dans cette affaire.

Abdelkader Merah, 31 ans, frère aîné du tueur, est poursuivi pour complicité d'assassinats et écroué depuis mars 2012. Il nie toute implication dans les crimes de son frère, reconnaissant seulement avoir été présent au moment du vol du scooter utilisé par Merah lors de ses assassinats.

Mohamed Mounir Meskine, 25 ans, condamné à trois reprises pour vol, recel de vol et trafic de stupéfiants, est un ami des Merah. Soupçonné d'avoir participé au vol du scooter avec les frères, il a été inculpé pour vol en réunion en lien avec une entreprise terroriste et participation à une association de malfaiteurs terroriste. Ecroué le 18 mai, il nie les faits.

Trafiquants de drogue

Les enquêteurs, qui travaillent depuis plusieurs mois sur l'entourage des frères Merah, voient dans l'arrestation d'un troisième homme une «étape importante» dans l'enquête sur les complicités dont Merah pourrait avoir bénéficié.

Selon une source policière, la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire, responsable de l'enquête, «continue à explorer la piste d'autres fournisseurs possibles d'armes et de matériel». Elle travaille également sur les «personnes susceptibles d'avoir apporté un soutien logistique et financier à Merah pour ses déplacements à l'étranger».

Selon un proche du dossier, l'enquête s'est accélérée ces dernières semaines après la découverte, par les enquêteurs, de la provenance de l'une des armes de Merah: un Colt 11,43 trouvé chez le tueur au scooter avait été volé en juin 2011 à un champion de tir en même temps que de nombreuses autres armes et des munitions.

À la suite d'une erreur dans le référencement de l'arme, les enquêteurs ont mis un an à faire le lien entre le Colt volé et celui trouvé chez Merah. Depuis, ils ont retrouvé la trace du stock d'armes volées, qui pourrait impliquer un réseau de trafiquants de drogue de la région de Toulouse, selon un proche du dossier.

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