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Genève veut prendre le virage BIXI

L'implantation de BIXI à Genève permettra de créer... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse)

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L'implantation de BIXI à Genève permettra de créer 35 emplois en Suisse, mais le système de vélo en libre-service sera fortement déficitaire.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse

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BIXI s'apprête à faire une nouvelle percée en Europe. La ville de Genève, en Suisse, a décidé d'opter pour le système montréalais de vélo en libre-service. Jusqu'à 2000 vélos produits au Québec pourraient ainsi rouler dans les rues d'une deuxième ville européenne dès l'été prochain.

Mercredi, le conseil municipal de Genève a donné le feu vert à l'implantation d'un système de vélo en libre-service. Le premier emprunt annoncé est de 3,5 millions, mais le coût total de l'achat promet de dépasser les 12 millions.

Un document obtenu par La Presse révèle que la deuxième ville de Suisse a arrêté son choix sur BIXI même si la décision n'a pas encore été officiellement rendue publique. L'une des 43 pages détaillant le projet présenté aux élus genevois précise en effet que le fournisseur est situé à Montréal et qu'il s'agit de la Société de vélo en libre-service.

À terme, le système du canton de Genève doit compter 2000 vélos et 150 stations. Les premiers vélos devraient rouler l'été prochain, selon le calendrier présenté aux élus. Le système sera géré par une filiale des Transports publics genevois, équivalent suisse de la Société de transport de Montréal.

Rien n'est encore joué

Le contrat n'est toutefois pas encore signé, puisque l'État de Genève, qui chapeaute la ville, doit encore décider mercredi prochain au cours d'un autre vote s'il accorde une subvention de 1,4 million pour soutenir le projet. Un refus du Grand Conseil pourrait tout faire dérailler.

La droite genevoise s'opposerait à l'idée d'acheter des produits étrangers, car elle estime qu'une entreprise suisse pourrait offrir un produit moins coûteux.

Le document consulté par La Presse précise que les vélos coûtent 1062 $ chacun, soit l'équivalent payé par les villes américaines qui ont opté pour BIXI. La droite genevoise affirme pour sa part qu'il en coûtera plus de 4000 $ par vélo.

Le document présenté aux élus municipaux de Genève précise que le projet permettra de créer 35 emplois en Suisse. Il n'est pas précisé si le service à la clientèle sera fait en Europe ou si les appels seront dirigés vers Montréal, comme c'est le cas dans plusieurs villes américaines.

Fait à souligner, Genève prévoit que son système de vélo en libre-service sera fortement déficitaire. La Ville prévoit des recettes de 640 000 $ par an en abonnements et 850 000 $ en commandites. Or, l'exploitation du système coûtera 3,7 millions par an. Le déficit anticipé de 2,2 millions sera couvert par les différents ordres de gouvernement suisses.

Pas moins de 29 000 vélos BIXI roulent déjà dans 11 villes au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. Si plus d'une cinquantaine de villes européennes sont dotées d'un tel système, une seule ville a opté pour BIXI: Londres, qui compte 8000 vélos québécois.

À noter, devant leurs difficultés financières, plusieurs villes ont récemment annoncé qu'elles devaient augmenter les tarifs d'utilisation. Londres vient ainsi de faire passer le coût de son abonnement annuel de 70 $ à 140 $. La même hausse marquée a été adoptée à Barcelone, où le tarif annuel passera en 2013 de 60 $ à 130 $.

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