France: d'anciens ministres de Sarkozy battus aux législatives

L'ex-ministre de l'Intérieur et homme de confiance de... (Photo: Jean-Paul Pelissier, Reuters)

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L'ex-ministre de l'Intérieur et homme de confiance de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a été battu dans les Hauts-de-Seine, près de Paris, par un autre candidat de droite.

Photo: Jean-Paul Pelissier, Reuters

Agence France-Presse
Paris

Plusieurs anciens ministres des gouvernements de Nicolas Sarkozy ont été battus dimanche lors des élections législatives en France, mais les principaux ténors du parti conservateur UMP ont sauvé leur siège et se préparent à une bataille pour le leadership du parti.

L'ex-ministre de l'Intérieur et homme de confiance de Nicolas Sarkozy Claude Guéant a été battu dans les Hauts-de-Seine, près de Paris, par un autre candidat de droite.

L'ancienne ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, qui avait dû quitter le gouvernement en mars 2011 pour avoir sous-estimé la révolution tunisienne, a elle aussi mordu la poussière dans les Pyrénées-Atlantiques (sud-ouest).

L'ancienne ministre de l'Apprentissage et «pasionaria sarkozyste» Nadine Morano a été nettement battue à Toul (est) par son adversaire socialiste, en dépit d'appels pressants lancés aux électeurs du Front national.

Mme Morano s'était aussi fait piéger samedi par un humoriste qui s'était fait passer pour le numéro deux du Front national, Louis Aliot. «Je trouve que Marine Le Pen a beaucoup de talent», lui avait notamment déclaré l'ex-ministre.

En revanche, l'ancien ministre du Travail Xavier Bertrand a conservé de justesse son poste dans l'Aisne (nord), tout comme Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, malgré un appel du Front national à la faire battre.

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a été largement réélu à Meaux, près de Paris, alors que le premier ministre François Fillon s'est fait élire dans une circonscription des quartiers chic de Paris.

L'UMP va désormais engager un nouveau combat, celui de ses chefs pour le leadership du parti qui devrait opposer M. Copé et François Fillon avec l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé en embuscade.

«J'en appelle solennellement à l'unité de notre famille politique», a déclaré M. Copé, proposant un congrès en novembre pour élire le nouveau président de l'UMP et mettant en garde contre les «querelles de personnes».

«Le temps du combat pour la reconquête commence ce soir. Nous devons nous renouveler», a répondu M. Fillon.




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