Londres s'excuse auprès de milliers d'enfants envoyés au Canada

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Agence France-Presse
Londres

Le premier ministre Gordon Brown a présenté des excuses mercredi pour le rôle du Royaume-Uni dans l'envoi pendant des décennies de milliers d'enfants pauvres en Australie et au Canada notamment, où nombre d'entre eux ont été maltraités et victimes d'abus sexuels.

«Je dois présenter des excuses au nom de cette politique qui était peu judicieuse et qui s'est déroulée jusque dans les années 1960. Lorsque l'on rencontre des personnes affectées, on voit que des vies ont été anéanties», a déclaré M. Brown sur GMTV.

«En toute certitude, cela a changé leurs vies d'une façon qui n'aurait jamais pu être anticipée», a-t-il ajouté.

Le Programme des enfants émigrés, en vigueur des années 20 aux années 60, visait à offrir une «vie meilleure» aux enfants pauvres du Royaume-Uni.

Environ 150 000 jeunes, âgés de 3 à 14 ans, ont été envoyés dans des pays du Commonwealth (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Afrique du sud et Zimbabwe). Selon le Child migrants trust, nombre d'entre eux ont été envoyés à l'insu de leurs parents, ou sans leur consentement.

Un très grand nombre des enfants ont été placés en foyers d'accueil, orphelinats publics et institutions religieuses où ils ont été maltraités physiquement et émotionnellement, et ont subi des abus sexuels. D'autres ont notamment été forcés de travailler dans des fermes.

M. Brown, qui avait fait part en novembre de son intention de présenter des excuses au nom des précédents gouvernements britanniques, devait dévoiler mercredi après-midi des mesures de soutien aux victimes du programme.

En novembre dernier, le premier ministre australien Kevin Rudd avait présenté des excuses solennelles à ces «Australiens oubliés».

«Pour de nombreux anciens enfants émigrés et leurs familles, les excuses vont permettre d'apaiser un passé douloureux», a déclaré Harold Haig, secrétaire de l'Association internationale des anciens enfants émigrés et leurs familles.

«J'ai été privée de soins et maltraitée dans une institution sévère alors que j'avais l'option d'amour et de vie de famille avec ma mère adoptive en Angleterre», a confié Marcelle O'Brien, 65 ans, retirée de sa famille d'accueil britannique à 4 ans pour être envoyée en Australie.

En février 2008 le premier ministre australien avait également présenté des  excuses historiques à la «Génération volée» (stolen generation), qui désigne en Australie les enfants aborigènes enlevés de force jadis à leur famille pour être éduqués à des fins d'assimilation dans des institutions blanches.




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