Donald Trump exagère le succès de son voyage en Asie

Le président des États-Unis cherche apparemment à démontrer... (REUTERS)

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Le président des États-Unis cherche apparemment à démontrer le «succès retentissant» de son voyage en Asie, un long déplacement dont les résultats concrets sont pourtant difficiles à discerner.

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Associated Press
Washington

Au cours des derniers jours, Donald Trump a raconté une histoire complètement fausse au sujet de son prédécesseur et il a ressuscité des allégations concernant l'OTAN qui sont sans fondements et qui amassent de la poussière depuis des mois.

Le président des États-Unis cherchait apparemment à démontrer le «succès retentissant» de son voyage en Asie, un long déplacement dont les résultats concrets sont pourtant difficiles à discerner.

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M. Trump, au sujet d'un voyage effectué en mai: «À Bruxelles, j'ai demandé à nos alliés de l'OTAN de faire plus pour renforcer cette alliance cruciale et j'ai mis la table pour une augmentation substantielle des contributions des membres. Des milliards et des milliards de dollars sont versés en raison de cette initiative. L'OTAN, croyez-moi, est très heureuse de Donald Trump et de ce que j'ai fait.»

LES FAITS: Non, l'organisation ne reçoit pas des milliards grâce à M. Trump. Ce n'est même pas une question du financement de l'OTAN en tant qu'organisation. La question porte sur la portion de leurs budgets que les membres consacrent à la défense. Ce pourcentage semble augmenter, mais il est difficile de trouver les empreintes digitales de Trump sur le phénomène. Une campagne pour gonfler les dépenses militaires a débuté en 2014, bien avant la présidence Trump, quand les membres de l'OTAN ont accepté de cesser de sabrer dans leurs budgets militaires pour plutôt tenter d'y consacrer 2 pour cent de leur PIB d'ici 2024.

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M. Trump, qui prétend que sa visite aux Philppines a relancé les relations entre les deux pays: «Les relations avec l'ancienne administration étaient horribles, pour utiliser un mot gentil. Je dirais même que «horrible» n'est pas assez fort. Vous savez ce qui s'est passé. Plusieurs d'entre vous étiez là, et vous n'avez pas pu vous poser. L'avion s'est approché, mais il ne s'est pas posé», a-t-il dit avant de monter à bord d'Air Force One, mardi, pour rentrer au pays.

LES FAITS: Ça ne s'est jamais produit. On n'a jamais interdit à Air Force One de se poser aux Philippines pendant que Barack Obama était président.

M. Trump faisait possiblement référence à la rencontre avortée entre M. Obama et le président philippin Rodrigo Duterte en septembre 2016. Si c'est le cas, il fait également erreur. M. Obama a subitement annulé une rencontre prévue au Laos avec M. Duterte quand ce dernier l'a insulté pendant un discours.

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M. Trump, qui prétend que le président chinois Xi Jinping et lui font front commun face à la Corée du Nord: «Le président Xi reconnaît qu'une Corée du Nord nucléaire est une menace grave pour la Chine, et nous nous sommes entendus que nous n'accepterons pas un gel comme ceux qui ont échoué dans le passé.»

LES FAITS: Les deux camps ne s'entendent pas sur la question, selon la Chine. Pékin dit qu'elle n'a pas changé d'idée et que la Corée du Nord devrait obtenir des concessions en vertu d'un accord qui gèlerait le programme nord-coréen d'armes nucléaires et qui mettrait fin aux manoeuvres militaires communes des États-Unis et de la Corée du Sud.




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