Charlottesville: la mère de la victime refuse de parler à Trump

Susan Bro, la mère d'Heather Heyer, a précisé sur... (PHOTO ANDREW SHURTLEFF AP/THE DAILY PROGRESS)

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Susan Bro, la mère d'Heather Heyer, a précisé sur la chaîne ABC que la Maison-Blanche avait tenté à plusieurs reprises de la contacter.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La mère de la femme de 32 ans tuée samedi par un sympathisant néonazi à Charlottesville, en Virginie, a indiqué vendredi qu'elle refusait de parler au président Donald Trump « après ce qu'il a dit sur mon enfant ».

Susan Bro a précisé sur la chaîne ABC que la Maison-Blanche avait tenté à plusieurs reprises de la contacter.

« Au début, je manquais simplement ses appels », a-t-elle dit. « Le premier appel semble être arrivé pendant les funérailles » de Heather Heyer, sa fille, qui participait samedi à une contre-manifestation antiraciste face à des suprémacistes blancs.

« J'étais à la maison, en train de me remettre de l'épuisement des funérailles et j'ai pensé "eh, bien, je m'occuperai de lui plus tard" », a-t-elle raconté, avant de changer d'avis en découvrant les déclarations controversées du président mardi.

« Je ne parle plus au président désormais. [...] Je suis désolée. Après ce qu'il a dit sur mon enfant », a justifié Mme Bro.

« J'ai vu un extrait vidéo de sa conférence de presse où il disait que les manifestants comme Mlle Heyer, et le KKK et les suprémacistes blancs étaient équivalents », a-t-elle poursuivi. « Vous ne pouvez évacuer ça d'un revers de la main et dire "'je suis désolé"' ».

M. Trump a dit vendredi avoir entendu que Heyer était « une fantastique jeune femme » et que sa mère avait dit « les choses les plus gentilles » sur lui.

Selon lui, le conducteur du véhicule qui a foncé dans la foule - blessant également 19 personnes - a fait « quelque chose d'horrible et d'inexcusable ». Il a aussi condamné les suprémacistes blancs et les néonazis qui avaient organisé la manifestation pour s'opposer au retrait d'une statue confédérée.

Mais il a provoqué une vive controverse, y compris au sein de son propre camp, en estimant mardi qu'il y avait des torts « des deux côtés ».

L'ancien candidat républicain à la présidence Mitt Romney a pressé vendredi M. Trump de présenter ses excuses « pour le bien de notre pays ».

« Qu'il en ait eu l'intention ou pas, ce qu'il a déclaré a entraîné un ravissement des racistes, les larmes des minorités et le deuil du grand coeur de l'Amérique », a écrit M. Romney sur Facebook.

« Mais ce que nous avons entendu est désormais une réalité et, à moins que ce ne soit traité comme tel par le président, avec une honnêteté et une force sans précédent, pourrait commencer l'effilochage de notre tissus national », a-t-il prévenu.

Selon lui, M. Trump « devrait s'adresser au peuple américain, reconnaître qu'il a eu tort, s'excuser » et « affirmer avec force et sans équivoque que les racistes sont 100 % à blâmer pour le meurtre et la violence à Charlottesville ». « C'est un moment décisif pour le président Trump ».




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