Ivanka Trump devra témoigner au procès pour contrefaçon visant sa marque de chaussures

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Ivanka Trump

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Agence France-Presse

Ivanka Trump, fille et conseillère du président américain Donald Trump, devra témoigner en personne dans le cadre de la plainte pour contrefaçon intentée contre sa marque de chaussures par le label italien Aquazzura, a décidé un juge américain.

Dans une décision rendue vendredi, la juge du district de New York Katherine Forrest a rejeté l'argument du président Trump selon lequel sa fille devrait être exemptée de comparution en raison de son travail de conseillère à la Maison-Blanche.

Malgré «les évidentes contraintes de temps auxquelles doit faire face Mme Trump, (...) il est néanmoins vrai qu'elle est supposée avoir eu une implication personnelle dans les événements en cause dans cette plainte», a écrit la juge Forrest dans sa décision de trois pages : «En vertu de quoi, elle ne pourra éviter de témoigner dans cette affaire».

La cour a cependant précisé que ce témoignage sera limité à deux heures et que la déposition de Mme Trump aura lieu à Washington, d'ici la fin octobre.

Le chausseur italien Aquazzura accuse la marque Ivanka Trump d'avoir copié quasiment à l'identique l'une de ses sandales les plus connues, la «Wild Thing», et sa plainte pour contrefaçon et concurrence déloyale vise à la fois Mme Trump et son associé Marc Fisher.

«Presque chaque détail de la Wild Thing (...), de sa forme et silhouette, franges recouvrant les orteils et gland sur le talon» jusqu'à sa «palette de couleurs» ont été copiés, précise la plainte d'Aquazzura qui fournit à l'appui des photos de sa «Wild Thing» en daim vermillon et du modèle «Hettie» de la ligne Ivanka Trump.

La «Wild Thing» avait dès sa sortie rencontré un énorme succès, portée notamment par l'actrice Jamie Chung, la chanteuse Solange Knowles (soeur de Beyoncé) ou encore la top model Kendall Jenner, souligne la plainte, en citant plusieurs blogues de mode. Elle est vendue 785 dollars aux États-Unis, contre 145 dollars pour la «Hettie».

Les plaignants demandent une injonction interdisant la vente et la distribution de la «Hettie», et des dommages et intérêts au montant non précisé.

La plainte, déposée en juin 2016 devant le tribunal fédéral de Manhattan, précise que «ce n'est pas la première fois que les accusés ont copié Aquazzura» et que le chausseur italien, lancé en 2011 à Florence, s'était déjà plaint auprès d'eux de la copie de deux autres modèles, dont le «Belgravia», qu'Ivanka Trump a depuis cessé de vendre. Là encore, des photos sont fournies à l'appui.




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